Dossier VISA : Ces gilets bruns qui polluent les gilets jaunes

décembre 20, 2018 by

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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Journée Internationale des Migrants le 18 décembre

décembre 16, 2018 by

« Nous marcherons toutes et tous ensemble, contre la montée des nationalismes, des racismes et des fascismes qui s’étendent sur l’Europe et le monde. (…) Nous marcherons contre l’idée que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits. »

À l’appel notamment de : CGT, CNT, CNT-SO, Émancipation tendance intersyndicale, FSU et Union syndicale Solidaires.

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Les RDV locaux sont répertoriés à https://www.facebook.com/pg/18decembre/events/?ref=page_internal

N° 803 (décembre 2018)

décembre 5, 2018 by

Au sommaire de La R.P. de décembre :

◊ Les menaces populistes (S. Julien)
◊ 1918-2018 (Ch. Mahieux)
◊ Des enjeux de la formation professionnelle… (Ronan)
◊ Bonnes pages : La Révolution allemande (C.S.) | Trois légendes (S. Haffner) | Lettre de Pierre Monatte à Marcel Martinet | La victoire du syndicalisme intégrateur et ses revers (Ch. Reeve)
◊ « 14-18 », avant, après ! (J. Demorgon)
◊ Le travail et le crédit (J.L. Debry)
◊ Le langage inclusif n’est pas une nouveauté ! (E. Viennot)
◊ Morceaux choisis | Brèves | Portfolio | A.G. 2019
◊ Revues : Autogestion N°2
◊ Livres : Pierre Monatte, Lettres d’un syndicaliste sous l’uniforme 1915-1918 | Bernd Langer, Antifa – Histoire du mouvement antifasciste allemand | Guillaume Goutte, Vive la syndicale !| Le désir libertaire (Le surréalisme arabe à Paris 1973-1975)| Élisée Reclus, Lettres à Clarisse | Vivek Chibber, La théorie postcoloniale et le spectre du Capital | Max Hoelz, Un rebelle dans la révolution – Allemagne 1918-1921
◊ Contre la haine, le mépris, la condescendance ou l’ignorance… Tout un programme ! (J.K. Paulhan)
◊ Lettre d’Amérique : Après les élections (D. Ball)

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Lettres d’un syndicaliste sous l’uniforme (1915-1918)

novembre 4, 2018 by

Pierre Monatte, Lettres d’un syndicaliste sous l’uniforme 1915-1918, Smolny (Collectif d’édition des introuvables du mouvement ouvrier), 2018. http://www.collectif-smolny.org/

Un siècle ! Il aura fallu attendre un siècle pour qu’un petit éditeur militant de province publie une partie de la correspondance de Pierre Monatte pendant son passage dans les tranchées de la Grande Boucherie. On ne présente pas ici Monatte, le fondateur de notre revue, ni son opposition persistante à la guerre et à l’Union sacrée quand la majorité du mouvement ouvrier retourne sa veste en 1914. Certes, de cette période, on connaissait les lettres reçues par Monatte (Syndicalisme révolution et communisme : les archives de Pierre Monatte, Maspero 1968) et une série d’articles envoyés à L’École émancipée (Réflexions sur l’avenir syndical, publié en 1921, réédité dans La Lutte syndicale, Maspero 1976), mais pas les lettres de Monatte lui-même. Celles, publiées ici et annotées par notre ami Julien Chuzeville, sont principalement adressées à sa femme, à Marcel Martinet et à Fritz Brupbacher. Julien Chuzeville explique qu’ « une grande partie des lettres écrites par Monatte depuis la caserne ou les tranchées ont été détruites ou perdues – ses lettres à Rosmer, notamment, ont été brûlées par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale ».
Alors que Léon Jouhaux est nommé « commissaire de la Nation », Pierre Monatte, âgé de 34 ans, passe en conseil de révision et est donc envoyé au front en 1915. Il s’inquiète de ne plus être bon à rien pour la cause s’il doit tuer des gens, est affectueux avec sa femme, demande constamment des journaux, reçoit des colis alimentaires, poursuit prudemment une correspondance politique car l’effondrement général du mouvement ouvrier nécessite l’effort de reconstruction par tous ceux qui n’ont pas lâché (d’où l’importance des notes pour déchiffrer certains passages), semble bien intégré aux autres soldats, etc. La guerre prend ici une tonalité calme et intime, c’est sur son temps de pause qu’on fait sa correspondance : «  je ne peux aller me coucher ; mon tour de garde vient dans une heure et demie ; les manilleurs ont quitté la table. C’est le bon moment pour répondre à ta lettre arrivée cet après-midi. »

Une inquiétude concrète saisit Monatte au départ : « Je ferai tout le possible pour être de ceux qui resteront et je ne renonce pas à l’espoir d’en être. Mais si les circonstances me contraignent à prendre un autre chemin, il y a des choses que, pour moi-même, je ne puis accepter de faire. Si je les faisais, je n’aurais plus demain la force intérieure de reprendre la vie d’hier et de m’adresser à autrui. Vous avez, tous, pensé surtout à l’intérêt de la propagande, examiné la situation sous cet angle. J’y pense aussi, mais autrement et en partant d’un point différent. Si je revenais jamais avec des mains salies, je ne pourrais plus rien faire, rien du tout. En moi, le moteur serait cassé et je vaudrais moins qu’un mort de plus. » Il réussit à éviter de tuer en se portant volontaire comme signaleur-télégraphiste.

Des moments de découragement ne peuvent pas être évités dans une telle épreuve. Dans une lettre à Martinet, Monatte écrit : «  Il nous voit trop beaux et trop braves ; nous ne sommes guère que des hommes de bonne volonté, moins lâches que le restant des syndicalistes et des socialistes. Mais faisons-nous bien tout ce que nous pouvons ? Tu as été envahi ces temps derniers par une vague de découragement et c’est pour cela que tu ne m’as pas écrit. C’est curieux, je viens de passer par le même état d’esprit. J’étais rentré de Paris trop joyeux de ces paquets de lettres que j’avais parcourues. Je voyais tout ce monde d’isolés grouiller, se réunir et cogner dans le boulot tous ensemble, chacun dans son coin et entamer la grande opinion publique. Mon imagination m’avait joué un mauvais tour. Quand je m’en suis rendu compte et que j’ai revu le pas de tortue presque fatal de notre mouvement, entravé de tant de manières, j’ai eu le cafard. »

Même s’il se plaint qu’on ne lui écrive pas assez, Monatte semble très bien informé sur le front. Par exemple, il écrit en juillet 1915 à Marcel Martinet : « T’ai-je dit que les syndicats d’instituteurs allaient sortir un manifeste en faveur de la paix ? »

Le livre, au format de poche, ne coûte que 10 euros. Autant dire que c’est un achat absolument indispensable pour toute bibliothèque militante. Mais c’est surtout une occasion précieuse de retrouver la voix d’une génération héroïque, non ici dans ses déclarations, ses tracts et autres productions militantes, mais dans l’intimité sobre et émouvante d’une correspondance qui garde le cap en plein enfer.

S. J.

(Note de lecture à paraître dans La R.P. N°803)

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Sauver l’EDMP (impasse Crozatier)

octobre 22, 2018 by

Nous avons tenu deux A.G. des Amis de La R.P. dans ce local (en 2016 et 2017) et soutenons bien évidemment cet appel:

Jusqu'au 30 novembre pour sauver l'EDMP impasse crozatier

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N° 802 (septembre 2018)

septembre 6, 2018 by

Au sommaire de La R.P. de septembre :

◊ Quand les ponts s’effondrent (S. Julien)
◊ Oleg Sentsov (V. Présumey)
De la précarité en milieu universitaire (N. Sidi Moussa)
◊ D’une printanière « insurgence » (F. Gomez)
◊ La prospective historique fondée (J. Demorgon)
◊ Les Universités populaires aujourd’hui : l’exemple de Marseille (entretien avec Annick Stevens)
◊ Communiquons et performons ! (J.-L. Debry)
◊ Notes de lecture : Les Utopiques N°8 | Voiles | Les Jeannette | Pistes zapatistes | Le modèle américain d’Hitler…
◊ Féminisme et mouvement ouvrier ou la revanche des femmes (L. Sarlin)
◊ Lettre d’Amérique : l’enjeu des prochaines élections (D. Ball)

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N° 801 (juin 2018)

juin 10, 2018 by

(En raison d’une erreur de l’imprimeur, les abonné-e-s ne recevront pas ce numéro tout de suite.)

Le nouveau numéro contient 40 pages.
→ Actualité des vieux principes (éditorial)
→ Compte-rendu de l’A.G. des Amis de La R.P. (S.J.)
→ La grève des cheminots et cheminotes en France (M. Borie, Ch. Mahieux, F. Michel, J. Troccaz)
→ Les enjeux de la formation professionnelle (J.-L. Debry)
→ Au-delà du 19 mars 1962 : Socialisme, islam et féminisme dans l’Algérie nouvelle (N. Sidi Moussa)
→ Bonnes pages : Perspectives espagnoles (Dédicaces – Un exil libertaire espagnol 1939-1975) | Des syndicats au service de l’État (Lénine face aux moujiks)
→ Tzvetan Todorov 1939-2017 : Le chiasme caché d’une grande oeuvre (J. Demorgon)
→ À propos de Gustav Landauer (L. Sarlin, M. Buber, J . Ardillo)
→ Livres : Lumière sur mairies brunes, tome 2 (L.S.)
→ L’ombre de Moscou : le grand retour (J.-K. Paulhan)
→ 68, vu de… la Marine nationale (D. Guerrier)
→ Entretien : Quelques questions à Patrick Marcolini, animateur de la collection Versus
→ Réédition : Alfred Rosmer et le mouvement ouvrier pendant la guerre (M. Martinet)
→ Lettre d’Amérique : Où il sera question d’impôts, d’immigration et de sport (D. Ball)
→ Morceaux choisis…

L’abonnement est toujours de 23 € (précisez si vous êtes un-e nouvel-le abonné-e). Les abonné-e-s sont prié-e-s de nous faire connaître leur éventuel changement d’adresse pour éviter les retours d’enveloppes.

Les librairies militantes intéressées par un dépôt de la revue nous le disent en envoyant un mail à redactionrp@gmail.com.

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Morceau choisi : Gustav Landauer

avril 5, 2018 by

La lutte économique reste une nécessité pour les travailleurs, tant que nous sommes plongés dans le capitalisme. Mais elle ne nous permet pas d’en sortir. Elle nous y retient toujours plus fermement.

Qu’est-ce qui nous conduira au socialisme ? La grève générale !

Mais il s’agit d’une grève générale d’une tout autre nature que celle qu’on trouve généralement dans la bouche des agitateurs et dans le cœur des masses facilement exaltées – ces masses qui, après avoir la veille applaudi à tout rompre, s’en vont péniblement à l’usine le matin suivant.La grève générale telle qu’on la prêche aujourd’hui consiste à attendre les bras croisés pour savoir qui va être le plus fort et va tenir le plus longtemps : les travailleurs ou les capitalistes.Nous ne craignons pas de dire qu’il arrive de plus en plus souvent que, grâce à leurs organisations, les capitalistes réussissent à tenir bon contre les travailleurs. C’est le cas dans les petites grèves, ça l’est encore plus dans les grandes grèves, et il n’en serait pas autrement pour une grève générale passive. Que chacun y songe sérieusement en ouvrant les yeux ! Il est vrai qu’il est pénible d’ouvrir grands les yeux et de regarder la vérité en face, quand on s’est habitué à la faible lueur du crépuscule. Mais c’est bigrement nécessaire !

Travailleurs, laissez-nous vous parler de la grève générale active !

Nous ne parlons pas ici de l’acte révolutionnaire décisif et final qui est censé avoir lieu juste après ou pendant la grève générale et qui, pour beaucoup, en serait la conséquence nécessaire. Nous ne commençons pas par la fin, mais par le commencement. Si rien n’a été encore fait pour le socialisme, s’il n’y en a encore aucune trace aujourd’hui, pour quelle raison voulez-vous vous battre et vous faire tuer ? Pour la domination de quelques chefs qui vous diront le moment venu ce qu’ils veulent, ce qu’ils font, ce qu’il faut faire pour réorganiser le travail et la distribution des biens dont vous avez besoin ?

L’action décisive du peuple travailleur réside dans le travail !

Dans la grève générale active, les travailleurs en viennent à affamer les capitalistes parce qu’ils ne travaillent plus pour les capitalistes, mais pour leurs propres besoins.

Ho hé ! les capitalistes, vous avez de l’argent ? Vous avez des titres de papier ? Vous avez des machines qui sont en train de rouiller ? Eh bien, mangez-les, échangez-les entre vous, vendez-les vous les uns aux autres, faites ce que vous voulez ! Ou bien, mettez-vous au travail ! Travaillez comme nous ! Car vous n’aurez plus notre travail. Nous en avons besoin pour nous-mêmes. Nous retirons notre travail de votre économie absurde et délirante pour le mettre au service des organisations et des communes du socialisme.Voilà ce qui arrivera un jour. Le commencement du socialisme, ce ne peut être que cela et rien d’autre.

Gustav Landauer, « Que veut la Ligue socialiste ? » (1908), in Collectif, Gustav Landauer un anarchiste de l’envers, éditions de l’éclat/À contretemps, 2018.

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Une image d’actualité

Trentenaire Daniel Guérin le 7 avril

avril 2, 2018 by

RDV le samedi 7 avril en mémoire d’une des plus grandes signatures dans la R.P., celle de Daniel Guérin pour les 30 ans de sa mort, au café « Le Lieu-Dit », 6 rue Sorbier, Paris 20e.

En savoir plus:

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Plate-forme d’appel à l’unification des syndicalistes

mars 9, 2018 by

(extrait de La RP N°799, décembre 2017)

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