N° 744 – extraits (2003)

Extraits de La Révolution prolétarienne n° 744 (mars-avril 2004):

Note de lecture

Symboles, paroles du monde
par Jean Moreau

Coll. Repères, ED. Detrad-AVS, 69 rue La fayette, 75009 Paris (72p., 9,50 euros)

Les Dogon du Mali ont l’habitude d’expliquer que les symboles sont les paroles du monde. Se référant à la tradition maçonnique, dont se réclamèrent nombre de militants ouvriers, l’auteur suggère qu’à l’heure de la dernière mondialisation, une démarche symbolique que l’on retrouve dans toutes les contrées, loin d’obscurcir la compréhension d’une réalité complexe, permet de l’envisager sereinement. Ce faisant, un tel dessein ne s’oppose pas à la démarche scientifique, mais engage parfois les hommes à dépasser leurs idées reçues pour rencontrer l’autre sur Terre où il s’agit de vivre ensemble.Mathilde LacroixPublié en février 2004 – ISBN : 2905319836 – EAN : 9782905319838

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Nouveautés sur internet

La mise en ligne d’archives consultables librement sur internet est un moyen qu’on espère efficace de faire connaître l’histoire du syndicalisme aux plus jeunes. Ces derniers mois ont vu un effort important d’archivage d’œuvres de syndicalistes, et notamment d’anciens articles de La révolution prolétarienne.

Ainsi, les archives internet des marxistes () ont ouvert une archive Pierre Monatte qui a déjà mis en ligne les textes suivants:

– Lettre de démission du Comité confédéral de la CGT (1921) [page http://marxists.org/francais/monatte/works/1914/12/monatte_19141200.htm ]

– Réflexions sur l’avenir syndical (1917) [page http://marxists.org/francais/monatte/works/1917/00/monatte_19170000.htm ]

– Circulaire de lancement de La Vie ouvrière (1919) [page http://marxists.org/francais/monatte/works/1919/03/monatte_19190300.htm ]

– Discours au congrès de la CGT (1919) [page http://marxists.org/francais/monatte/works/1919/09/monatte_19190917.htm ]

– Conseil d’un ancien à quelques jeunes syndiqués sans galon (1947) [page http://marxists.org/francais/monatte/works/1947/04/monatte_19470400.htm ]

D’Alfred Rosmer on notera tout particulièrement la mise en ligne de sa Lettre aux abonnés de la Vie ouvrière en 1915 à l’adresse http://marxists.org/francais/rosmer/works/1915/11/rosmer_19151101.htm. On trouvera aussi les lettres à la direction du PCF de Monatte, Rosmer et Delagarde sur la page http://marxists.org/francais/rosmer/works/pcf_1924/index.htm .

Toujours sur marxists.org une archive Marcel Valière a été ouverte. Valière fut le dirigeant de la Fédération unitaire de l’enseignement qui négocia dans sa branche l’unification avec la CGT en 1935-36 et anima le courant Ecole émancipée de la FEN après-guerre.

Dans la bilbiothèque virtuelle du site Ensemble (http://ensemble.snuipp.free.fr/index.php?mode=dossiers&dossier=bibliotheque) on trouvera par exemple de Monatte son texte de 1936: « La classe ouvrière reprend confiance en elle« , de Gustave Stern « Les journées de juin à Berlin: Des cadences infernales à l’insurrection » (La révolution prolétarienne n°375 de juillet-août 1953) ou un billet biographique de Monatte par Roger Hagnauer (1960).

Pour développer ces efforts, les lecteurs de la Révolution prolétarienne sont invités à recenser et envoyer les articles des anciens numéros, tout particulièrement les textes de Pierre Monatte, ou pour le site Ensemble ceux les compte-rendus des congrès dans l’enseignement.

Les documents peuvent être envoyés à la revue chez Jean Moreau, 26 rue des rosiers, 75004 Paris (jean.caruel@club-internet.fr), ou directement par mail ou par courrier de photocopies à Stéphane Julien, 6 rue des mûriers, 14930 Eterville. stephane.julien14@wanadoo.fr .

Stéphane JULIEN

Paru dans La révolution prolétarienne n° 744 (mars-avril 2004)

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La RP en deuil


Jacques Fournier était un fidèle de la RP. Militant syndicaliste rigoureux, il se retrouvait parmi nous tout naturellement puisqu’il pouvait retrouver des camarades qui, comme lui, voulaient préserver l’indépendance du syndicalisme.Jacques était un « ouvrier » au sens noble que nous attribuons à ce mot. Né en 1921, il vécut son enfance dans une famille de travailleurs, son père dans l’hôtellerie, sa mère comme modiste.C’est dans le XI° arrondissement de paris qu’il fréquenta l’école primaire, puis le collège Arago, école primaire supérieure de la place de la Nation. Il entra jeune dans la vie active comme monteur électricien avant de devenir moniteur dans un centre d’apprentissage; il obtint un diplôme d’électricité industrielle préparé, au cours du soir, au Conservatoire national des Arts et métiers (CNAM), de 1943 à 1947. Il enseigna ensuite dans un CET puis dans un lycée professionnel de la rue de la Roquette.Pendant cette période, il fut adhérent du Syndicat des centres d’Apprentissage- CGT dont il démissionna avec plusieurs de ses collègues, de Lille notamment, en raison des grèves politiques qui provoquèrent la scission.Il participa alors à la création d’un syndicat autonome, le SNETAA (Syndicat National de l’Enseignement Technique-Apprentissage) qui rejoignit la FEN (Fédération de l’Education Nationale) en 1949. C’est ainsi que, secrétaire régional académique de Paris de 1950 à 1958, il fut élu trésorier national de son organisation.

Le secrétaire national, Pierre Mauroy, ayant quitté ses fonctions en 1958, Jacques Fournier fut appelé à lui succéder. Il conserva cette responsabilité jusqu’en mars 1981, date de son départ en retraite.

Pendant ces 23 années, il oeuvra pour que le SNETAA soit reconnu comme le véritable représentant des professeurs de l’enseignement technique court, en concurence avec les autres syndicats CGT et CGT-FO pour qui l’enseignement dispensé restait associé à la profession.

La position de principe que défendait ardemment Jacques, en accord avec lma FEN, permit au SNETAA de devenir majoritaire dans son champs de syndicalisation. C’est pourquoi on peut considérer notre camarade comme celui qui imposa la reconnaissance d’un enseignement technique court, indépendant de la tutelle patronale et admis pour sa valeur éducative d’enseigenement général spécialisé.

Jacques Fournier siégea à ce titre au Conseil Suéprieur de l’Eudcation Nationale de 1970 à 1980.

Retraité, Jacques ne resta pas inactif: on le connut successivement trésorier de l’ANATEEP (Association Nationale pour le Transport des Elèves de l’Enseigenement Public), président national de l’ADOSEN (Association des Donneurs de Sang de l’Education Nationale), puis secrétaire général de la FGR (Fédération Générale des Retraités), toutes tâches pour lesquelles ses qualités de gestionnaire furent appréciées.

Ainsi, Jacques fut-il un homme efficace et agissant, un ouvrier comme nous le décrivons plus haut, un organisateur àç l’esprit réaliste, travaillant dans le concret mais partageant notre idéal d’un syndicalisme respectant, dans les faits, les principes de la Charte d’Amiens.

On ne pourra oublier ce militant discret, un peu secret même, mais dont la réserve, la froideur apparente cachait une profonde humanité.

A Malou qui fut sa compagne, elle-même militante syndicale, institutrice puis professeur de collège et qui l’accompagna et le seconda, nous adressons l’expression de toute notre sympathie attristée.

Jacques Faure

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