Archive for the ‘Uncategorized’ Category

La Révolution prolétarienne N° 818

septembre 14, 2022

Au sommaire de notre numéro de septembre 2022 :

  • Luttes nécessaires (éditorial, S.J.)
  • le 25° congrès de FO : l’unité et après ? (Michel Kerling)
  • Les publicités dans les publications de la CGT (Michel T. et Baptiste)
  • Criminalisation des luttes en Italie (S.J.)
  • Le syndicalisme face à l’extrême droite (Pierre Loinod)
  • Brèves : Contre le maharaja, la solidarité interprofessionnelle | Rassemblement intersyndical à Genève contre la répression en Iran
  • Grève reconductible ! Les travailleurs sans-papiers la font
  • Le syndicalisme dans la guerre en Ukraine (Christian Mahieux et Julien Troccaz)
  • Devant la double besogne des camarades ukrainien·ne·s, solidarité ! (Daniel Guerrier)
  • La guerre d’agression impérialiste de la Russie (Ashley Smith, suivi d’un extrait de Timofeï Sergueïtsev, traduction Miguel Chueca)
  • Simone Weil, le syndicalisme et La Révolution prolétarienne (Charles Jacquier), suivi d’un extrait de Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale et d’une recension du livre par Daniel Boitier.
  • La classe ouvrière n’est pas d’acier (collectif slovaque Karmina), suivi de l’extrait Au Brésil : L’autodiscipline dans la lutte contre la pandémie (João Bernardo)
  • Revues : Quel Sport ? n°37-38 (L.S.)
  • Géopolitique des axes de pouvoir (Jacques Demorgon)
  • Livres : Jean Jacques, Luttes sociales au temps des corporations (C.J.); Alain Testart, Les chasseurs-cueilleurs ou l’origine des inégalités (S.J.); Mohammed Harbi, L’autogestion en Algérie. Une autre révolution ? (Christian Mahieux); Jean-Marie Brohm, Le Mythe olympique (C.J.); Andreï Kourkov, Les abeilles grises (François Roux)
  • Nos amis publient : La Bataille du salaire féminin
  • La France, une puissance coloniale du 21ème siècle : la preuve par dix (Christian Mahieux, suivi d’un extrait de C’est quoi le colonialisme aujourd’hui ?)
  • Extraits d’un entretien avec Xavier Crépin, traducteur de Racecraft
  • Les Indélicats : une explosion très politique de talents (Pascale Brun)
  • Lettre d’Amérique : Syndicats : la lutte continue. Démocratie : menace accrue. Épidémie : criminels impunis.
  • Morceaux choisis : Paul-Louis Landsberg; Catherine Liu; Cornélius Castoriadis; Günther Anders; Ander Berrojalbiz, Séverine Deneuil et Javier Rodriguez Hidalgo

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Kanaky : le syndicalisme pour l’indépendance, contre le colonialisme

août 17, 2022

Le 12 décembre dernier, avait lieu la 3ème consultation prévue par l’Accord de Nouméa. L’Etat français a imposé la date, malgré la situation sanitaire et la période de deuil ; en dépit aussi, de l’engagement qu’il avait pris de l’organiser après les élections présidentielles et législatives françaises. Les mouvements Kanak et anticoloniaux s’étaient rassemblées dans un Comité stratégique des indépendantistes de non-participation. Comme le relevait le collectif Solidarité Kanaky1 dès le résultat connu : « Tout le monde savait depuis des semaines que la population Kanak, la première concernée, n’y participerait pas. C’est ce qui s’est passé : globalement, le taux de participation a chuté de moitié, passant de 85,69% à 43,9% ; dans la province des Îles, il est de 4,5%, dans celle du Nord de 16,6%. Dans ces conditions, les 96,5% de Non à l’indépendance n’ont guère de sens. Cela n’a pas empêché Macron, dans son discours d’après referendum, de présenter cela comme “le choix de la population de Nouvelle-Calédonie”. »

L’Etat français poursuit dans cette voie : « La militante pro-Nouvelle-Calédonie française, présidente de la Province Sud, est nommé secrétaire d’Etat à la citoyenneté : une provocation ! Fâché que le Forum du Pacifique des 11 au 14 juillet 2022 ait émis “de sérieux doute sur la légitimité du résultat du référendum qui ne s’est pas tenu dans l’esprit de l’accord de Nouméa”, Gérald Darmanin a annulé le 17 juillet son déplacement prévu en Kanaky. A la place, le ministre a convoqué un comité des signataires de l’Accord de Nouméa en septembre à Paris “afin de clôturer le cycle des référendums et d’engager les discussions sur l’avenir de l’archipel au sein de la République française”. »2 Face à cela, l’unité des indépendantistes se renforce. Le Comité stratégique des indépendantistes (CSI) regroupe le FLNKS (Front de libération national kanak et socialiste), le Parti travailliste (PT), le Mouvement nationaliste pour la souveraineté de Kanaky (MNSK), la Dynamique unitaire Sud (DUS), l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE), la Confédération nationale des travailleurs du Pacifique (CNTP), le Front de luttes sociales (FLS). L’intégration des « mouvements et forces vives indépendantistes » au sein du FLNKS est à l’ordre du jour d’un congrès extraordinaire du Front, prévu le 17 septembre. Syndicalistes révolutionnaires, nous notons la participation de deux organisations syndicales (USTKE et CNTP) à ce processus anticolonial. Nous savons aussi les dangers d’une intégration des mouvements syndicaux, des mouvements sociaux, au sein de fronts destinés à diriger des pays ; l’émancipation sociale, l’autonomie et les intérêts de notre classe sociale sont trop souvent mis de côté. Mais il est évident qu’en Kanaky, le syndicalisme ne peut se contenter de défendre « la classe ouvrière », ce serait nier le fait colonial, gommer un pan complet de la population, oublier l’héritage anticolonial des syndicalistes et notamment de La Révolution prolétarienne. « Usines, tribus, même combat », « Union des travailleurs Kanak et des exploités » : c’est juste.

Christian Mahieux

1 www.solidaritekanaky.fr En sont membres : Mouvement des Jeunes Kanak en France, Union Syndicale des Travailleurs Kanak et des Exploités (en France), Union syndicale Solidaires, Confédération Nationale du Travail, Sindicatu di i Travagliadori Corsi, Ensemble !, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti des Indigènes de la République, Parti Communiste des Ouvriers de France, Union Communiste Libertaire, Ni guerre ni Etat de guerre, Association Survie, Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s.

2 Extrait du bulletin n°14 du collectif Solidarité Kanaky, août 2022.

L’arme à gauche : des révolutionnaires dans la guerre

août 10, 2022

« Je souhaitais que les militants ukrainiens engagés dans la guerre aient la possibilité de répondre aux questions et critiques qui sont souvent formulées par la gauche en Europe ».

Enguerran Carrier a réalisé L’arme à gauche : 23 minutes de témoignages de militants d’Ukraine et de Biélorussie, qui expliquent leur engagement dans la résistance ukrainienne. Fort utile. Il est aussi l’auteur de Kurdistan : il était une fois la révolution, à paraitre aux éditions Syllepse. Les Brigades éditoriales de solidarité l’ont interviewé.

Pour réaliser ce reportage, tu t‘es rendu en Ukraine. Peux-tu nous parler de ce voyage et de ton séjour là-bas, et nous dire deux mots sur ton itinéraire personnel, ce qui t’a amené là-bas ?

Je suis lié de plus ou moins près à l’Ukraine depuis une bonne quinzaine d’années. Liens affectifs, amicaux, politiques qui m’ont amené à apprendre l’ukrainien. Le mouvement du Maïdan avait déjà révélé, en France, à quel point l’Ukraine était méconnue : les médias, les militants avaient souvent une lecture binaire et caricaturale des évènements (révolution civique vs coup d’État fasciste) car ne disposant pas de connaissances minimales sur le pays. J’ai également combattu dans les rangs des YPG entre 2015 et 2018.

Lorsque la Russie a envahi l’Ukraine, il était inconcevable de rester en spectateur passif. J’ai cherché des moyens d’agir positivement, ne souhaitant pas combattre moi-même, et l’occasion m’a été donnée, un peu par hasard, de partir en tant que journaliste indépendant sur place.

Peux-tu nous présenter les personnes que tu as interrogées dans cette vidéo ?

J’ai d’abord rencontré des membres de l’organisation anarchiste le « Drapeau noir » (Чорний Стяг), de Lviv. Il s’agit de Dmytro et Anton, qui ont fait le choix de rejoindre la Défense territoriale à l’époque où une attaque russe semblait imminente sur la ville. Il ont été rejoints, dans leur unité, par Taras Bilous, l’un des dirigeants du « Mouvement social » (Соціальний Рух) que vous connaissez bien. D’autres anarchistes ont fait le choix de créer une unité spécifique dans la Défense territoriale. Celle-ci est composée principalement de militants russes, biélorusses et de nombreux autres pays. Précisons en passant que l’unité ne se revendique pas comme anarchiste, contrairement à ce qui a pu courir sur le web, même si les anarchistes en forment le contingent le plus important (environ 2/3). C’est ici que j’ai rencontré le militant biélorusse dont le visage et le nom ont déjà été révélés dans la presse de son pays d’origine.

Il m’a semblé capital de donner la parole à un représentant de la classe ouvrière ukrainienne. J’ai ainsi rencontré Iouri Samoïlov, militant chevronné dont l’expérience force le respect, et membre du « Mouvement social ». Ancien mineur, celui-ci a milité dans des syndicats libres depuis les années 1990, ce qui lui a notamment valu de voir sa tête mise à prix par un oligarque notoire. Je ne désespère pas qu’il prenne un jour la plume et écrive ses Mémoires !

Enfin, je tiens à souligner que l’absence de femmes dans le film n’est en aucun cas due à une négligence. Mais, lors de mon séjour, je n’ai pas rencontré de femme militante combattante acceptant de parler face caméra. C’est regrettable, mais révélateur : il existe une division genrée des tâches jusque dans la guerre et l’armée ukrainienne ; ce n’est pas les YPG-YPJ.

Les personnes que tu as interrogées ont des orientations politiques fortement marquées « à gauche », pourquoi ce choix ?

D’abord, parce que celles-ci sont absentes des médias qui, comme à l’accoutumée, privilégient l’émotionnel et le spectaculaire au détriment du politique et de l’explicatif. On peut comprendre que les médias mainstream n’ait que peu d’intérêt pour cette poignée de militants, que le sujet ne soit guère vendeur. Mais certains médias de gauche, qui cherchent souvent à rendre l’Ukraine coresponsable de cette guerre, taisent volontairement leur existence. L’Humanité a, par exemple, rencontré Taras Bilous. Mais, ses déclarations ne collant à la ligne de ce journal, son interview n’a tout simplement pas été publiée.

Ensuite, des photos avaient commencé à circuler sur une mystérieuse unité anarchiste. Je sais d’expérience que les photos diffusées sur les réseaux sociaux en temps de guerre sont souvent trompeuses. De combien d’unités fictives n’a-t-on pas entendu parler au Rojava ! Je voulais donc voir quelle était la réalité de cette unité, quelle était la place des révolutionnaires, toutes tendances confondues, dans cette guerre.

Enfin, je souhaitais que les militants ukrainiens engagés dans la guerre aient la possibilité de répondre aux questions et critiques qui sont souvent formulées par la gauche en Europe.

Plusieurs d’entre eux se réfèrent au mouvement anarchiste, libertaire ; d’autres qu’on appellerait ici « communistes révolutionnaires », certains ont plutôt une pratique syndicaliste. Que disent-ils du soutien international réel de ces différents courants ?

Les anarchistes sont globalement satisfaits du soutien qui leur est apporté. Il faut dire que les photos de « l’unité anarchiste » ont beaucoup circulé et ont suscité la sympathie de beaucoup d’anarchistes. D’autant que certains jouent habilement de la légende de Nestor Makhno. Des anarchistes renvoient certes dos-à-dos « les néonazis ukrainiens » et la « Russie fasciste », mais cette tendance semble minoritaire, ou du moins est perçue comme telle en Ukraine.

Les « communistes révolutionnaires » (qui ne se définissent pas comme tels, vue la connotation du mot « communiste » en Ukraine) sont les plus critiques envers leurs organisations sœurs. Ils regrettent que nombre d’organisations socialistes, trotskystes ou autres reprennent régulièrement les arguments de la Russie dans une version plus ou moins édulcorée. La position du SWP britannique, notamment, qui appelle cyniquement à s’opposer aux livraisons d’armes à l’Ukraine pour que la guerre se termine au plus vite (au bénéfice de la Russie), suscite la colère. Il faut noter que les positions des socialistes révolutionnaires étrangers sont souvent perçues comme unanimement anti-ukrainiennes, ce qui n’est pas le cas. D’où l’importance, me semble-t-il, de maintenir ou d’établir des liens avec les organisations sur place et, surtout, de participer à des actions concrètes de solidarité.

Iouri Samoïlov m’a dit être content du soutien des organisations syndicales européennes avec lesquelles il est en contact (dont la CGT et Solidaires). Il regrette toutefois que les syndicats russes, à l’exception d’un syndicat d’enseignants, aient unanimement salué l’invasion russe ou, à tout le moins, aient observé un silence approbateur. Ce qui en dit long sur la prise en main des appareils syndicaux en Russie.

Tu as écrit un livre, Kurdistan : il était une fois la révolution, qui va être très prochainement publié. Quelles similitudes vois-tu entre ces deux combats, quelles différences aussi ?

Dans les deux cas, on peut dire qu’il s’agit de guerres défensives et « populaires », dans le sens où le soutien aux objectifs fixés y est très large. Le rejet de l’invasion russe fait à peu près consensus, y compris chez ceux que l’on taxait hier de « pro-russes ». Vouloir un rapprochement stratégique, culturel et « civilisationnel » avec la Russie et être annexés par la force, voir des villes rasées, des civils exécutés sommairement sont deux choses différentes. Le revirement des militants de Borot’ba, hier volontaires dans le Donbass, est significatif à cet égard.

Mais là s’arrête la comparaison. La guerre imposée au Rojava par l’ASL, Daech, le régime syrien et la Turquie l’a été suite à une révolution populaire et une insurrection armée. Il s’agissait de défendre des acquis révolutionnaires contre des acteurs le plus souvent « intra-étatiques » (à l’exception de la Turquie), contre son propre gouvernement. Dans le cas de l’Ukraine, nous avons affaire à un conflit inter-étatique dicté par les intérêts géostratégiques d’un « empire russe » en volonté. Il y a certes un agresseur et un agressé, un État monolithique contre un État pluriel, mais la guerre n’a pas été provoquée par une révolution sociale en Ukraine. La Russie souhaite conquérir un territoire, et non étouffer une révolution qui la menacerait dans son existence. Il est bon de rappeler que le système oligarchique, corrompu et mafieux en Ukraine n’a hélas que fort peu été ébranlé par le mouvement du Maïdan de 2013-2014.

Le représentant du syndicat des mineurs explique qu’après la guerre, après que les gens auront fait l’expérience de leur pouvoir d’agir, il y aura « un grand mouvement de contestation contre l’ordre établi ». De tes différentes conversations que tu as pu avoir en Ukraine, qu’en penses-tu ?

Cela est difficile à dire. Il existe une frustration certaine due au fait que les revendications de 2014 n’ont jamais été satisfaites. La classe politique est aussi corrompue qu’auparavant, les mafias opèrent toujours librement et le boom économique promis par les libéraux se fait attendre. Beaucoup nourrissaient nombre de griefs avant le 24 février, mais l’invasion russe a fait passer la soif de réformes sociales au second plan. Les critiques envers V. Zelensky et le personnel politique, les clans d’oligarques existent toujours, mais elles sont plus discrètes car nul ne souhaite donner d’arguments à l’ennemi dans ce qui est vécu comme une guerre existentielle.

Depuis 2014, les gouvernements ukrainiens ont d’ailleurs souvent utilisé la guerre pour détourner l’attention des éléments sociaux potentiellement déstabilisateurs (notamment l’extrême-droite). Pourtant, la volonté de changements sociaux est là, l’écart entre les richesses du pays et le niveau de vie saute aux yeux et la spéculation, qui pose de graves problèmes de ravitaillement, est de plus en plus insupportable. « On gagne la guerre, et ensuite on demandera des comptes » est une phrase que j’ai régulièrement entendue.

Donc oui, je crois que des changements radicaux seront inévitables. Reste à savoir s’ils se feront par en-haut ou par en-bas. V. Zelensky pourrait profiter de son autorité pour purger l’administration et l’économie des éléments « intermédiaires » les plus corrompus. Mais il est possible que les Ukrainiens reprennent le chemin de la rue, comme ils l’ont fait en 2013-2014, avec, cette fois, des armes dans les mains, l’expérience du combat et une rage proportionnelle au nombre de tués. Cependant, dans ce cas, je pense que ces revendications sociales seront justifiées, comme en 2014, par une rhétorique nationale et libérale (« libérer le marché » en virant des oligarques parasitaires et non patriotes). Mais rien n’est encore joué évidemment et il est assez vain de se livrer, pour le moment, à des conjectures sur un avenir plus qu’incertain.

Propos recueillis par Patrick Le Tréhondat et Christian Mahieux

Criminalisation des luttes en Italie

juillet 24, 2022

Mardi 19 juillet au matin, la police a arrêté et placé en résidence surveillée plusieurs syndicalistes SI-COBAS et USB du secteur de la logistique à Plaisance (Italie) pour des faits de grèves depuis 2014 que le parquet requalifie de façon criminalisante dans une ordonnance hallucinante de 350 pages. D’autres militants se seraient vus retirer leurs titres de séjour. Des perquisitions des locaux syndicaux ont complété l’opération. Une manif nationale a eu lieu à Plaisance samedi pour demander la libération immédiate des camarades : Aldo Milani, Mohamed Arafat, Carlo Pallavacini, Bruno Scagnelli, Roberto Montanari, Abed Issa et Mahmoud Elmoursi. Plaisance est une plateforme logistique importante (GLS, Amazon, FedEx-Tnt, Ikea, Leroy Merlin, etc) où les luttes ont apporté de nettes améliorations aux salarié-e-s. Le secteur logistique est effectivement conflictuel, il suffit de rappeler deux meurtres de grévistes : Abd El Salaam en 2016 devant les portes de GLS à Plaisance et d’Adil Belakhdim en 2021 devant l’entrepôt Lidl à Biandrate (cf. La RP n°814). Nous demandons la libération immédiate des camarades, leur exprimons notre solidarité, et suivrons attentivement avec nos camarades du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes les suites de cette tentative de criminalisation des luttes syndicales d’un niveau habituellement réservé aux dictatures.

S.J.

Livres recensés dans La RP (2010-2022)

juillet 13, 2022

Abramson (Pierre-Luc), Mondes nouveaux et Nouveau Monde. C.J., RP n°787, 2014.

Akçam (Taner), Ordres de tuer – Arménie 1915. L.S., RP n°808, 2020.

Aler, Le Parti communiste français, 1920-1933. L.S., RP n°796, 2017.

Alvarez (I. D.) & Roca (J. M.), Abécédaire anarchiste d’urgence. L.S., RP n°798, 2017.

Balius (Jaime), Vers une nouvelle révolution. S.J., RP n°785, 2014

Bance (Pierre), Un autre futur pour le Kurdistan ? F.G., RP n°797, 2017.

Berkman (Alexandre), Le mythe bolchevik, Journal 1920-1922. S.J., RP n°798, 2017.

Béroud (Sophie) & Thibault (Martin), En luttes ! Les possibles d’un syndicalisme de contestation. M.C. RP n°816, 2022.

Berréby (Gérard) & Vaneigem (Raoul), Rien n’est fini, tout commence. L.S., RP n°793, 2016.

Birnbaum (Pierre), Léon Blum, un portrait, J.M., RP n°792, 2016.

Bonneff (Léon & Maurice), Les Métiers qui tuent. J.-K.P., RP n°808, 2020.

Boüet (Louis), Le syndicalisme dans l’enseignement. Q.D., RP n°814, 2021.

Boulouque (Sylvain), Julien Le Pen, un lutteur syndicaliste et libertaire. S.J., RP n°812, 2021.

Brodziak (Sylvie), Clemenceau sur tous les fronts. J.-K.P., RP n°781, 2013.

Bruyat (Jean), À l’assaut… du ciel. J.M., RP n°793, 2016.

Bryant (Louise), Six mois rouges en Russie. S.J., RP n°800, 2018.

Cafiero (Carlo), Abrégé du Capital de Karl Marx. RP n°817, 2022.

Cantale (Nadia) & Touret (Valérie), Naissance et consolidation de la république bourgeoise en France (1789-1914). L.S., RP n°798, 2017.

Casado Gil (Reyes), La transition en Rouge & Noir – CNT (1973-1980). C.M., RP n°817, 2022.

Chamoiseau (Patrick), Frères migrants. J.M., RP n°798, 2017.

Charb, Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes. S.J., RP n°789, 2015.

Charb, Paris Pontoise, Charlie-Hebdo 1992–2004, F.R., RP n°816, 2022.

Charbonnier (Denise), Lettre à mon fils Charb. F.R., RP n°815, 2021.

Chase (Malcom), Le chartisme. Aux origines du mouvement ouvrier britannique. N.D., RP n°785, 2014.

Chibber (Vivek), La théorie postcoloniale et le spectre du Capital. S.J., RP n°803, 2018. + entretien n°805.

Chuzeville (Julien), Fernand Loriot. L.S., RP 781, 2013. + entretien avec l’auteur, S.J., RP n°780

Chuzeville (Julien), Militants contre la guerre 1914-1918. S.J., RP n°784, 2014.

Chuzeville (Julien), Un court moment révolutionnaire. La création du Parti communiste en France (1915-1924). S.J., RP n°799, 2017.

Chuzeville (Julien), Léo Frankel, communard sans frontières. S.J., RP n°812, 2021.

Coco, Dessiner encore. F.R., RP n°815, 2021.

collectif, A.P. (Assemblées populaires). S.J., RP n°774, 2011

collectif, Se souvenir pour construire l’avenir. J.M., RP n°775, 2011.

collectif, De l’autogestion. théories et pratiques. J.M., RP n°781, 2013.

collectif, L’école aux colonies, les colonies à l’école. J.-K.P., RP n°783, 2013

collectif, Étrangers antifascistes à Marseille 1940-1944. C.J., RP n°790, 2015.

collectif, Bohemians – une histoire graphique des avant-gardes artistiques aux États-Unis. C.J., RP n°797, 2017.

collectif, États d’urgence – Photographie sociale et documentaire. L.S., RP n°797, 2017.

collectif, Catalogne 1936 -Syndicalisme et tentative de socialisation d’une économie en guerre. M.T., RP n°799, 2017.

collectif, Pistes zapatistes. L.S., RP n°802, 2018.

collectif, Le désir libertaire (Le surréalisme arabe à Paris 1973-1975). L.S., RP n°803, 2018.

collectif, Gustav Landauer, un anarchiste de l’envers. N.S.M., RP n°805, 2019.

collectif, Wobblies. Un siècle d’agitation sociale et culturelle aux États-Unis. RP n°809, 2020.

collectif, Histoire de la Libre Pensée. Q.D., RP n°809, 2020.

collectif, Avant la Sécu. Syndicalisme et Assurances sociales. M.T., RP n°811, 2020.

collectif, La Commune de Paris 1871. Les acteurs, l’événement, les lieux. S.J., RP n°812, 2021.

collectif, Bandits et brigands. L.S., RP n°813, 2021.

collectif, Nous vous écrivons depuis la Révolution. C.M., RP n°813, 2021.

collectif, Solidarité forever. S.J., RP n°814, 2021.

collectif, Histoire globale des socialismes, XIXe-XXIe siècle. P.L., RP n°815, 2021.

collectif, James Guillaume. L’émancipation par les savoirs. C.J., RP n°817, 2022.

collectif, Le piège américain. Les Dessous de l’affaire Alstom. J.-K.P., RP n°817, 2022.

Comité invisible, Maintenant. F.G., RP n°798, 2017.

Cortés (Sebastian), Antifascisme radical ? L.S., RP n°792, 2016.

Da Silva (Gérard), René Bothereau. S.J., RP n°813, 2021.

de la Casinière (Nicolas), Les prédateurs du béton. L.S., RP n°784, 2014

de la Casinière (Nicolas), Services publics à crédit. L.S., RP n°792, 2016.

Debry (Jean-Luc), Le cauchemar pavillonnaire. L.S., RP n°778, 2012.

Demorgon (Jacques), L’Homme antagoniste. J.M., RP n°796, 2016.

Dittmar (Gérald), Charles Longuet 1839-1903. J.-K.P., RP n°806, 2019.

Dobbs (Farrell), Rébellion Teamster. Q.D., RP n° 775, 2011.

Doff (Neel), Jours de famine et de détresse. L.S., RP n°799, 2017.

Dojlida (Victor), Le Dzikus. Mon adolescence dans la résistance, des hauts-fourneaux à Buchenwald. J.K.P., RP n°816, 2022.

Donnadieu (Françoise), Histoires de Lily Pastré. C.J., RP n°804, 2019.

Dumas (Marie-Hélène), Sylvia Pankhurst, féministe, anticolonialiste, révolutionnaire. L.S., RP n°812, 2021.

Duval (Clément), Moi, Clément Duval anarchiste & bagnard. L.S., RP n°809, 2020.

Ealham (Chris), Les anarchistes dans la ville – Révolution et contre-révolution à Barcelone (1898-1937). S.J., RP n°814, 2021.

Etchebéhère (Mika), Ma guerre d’Espagne à moi. C.J., RP n°790, 2015. + (rééd°) FR, RP n°817, 2022.

Febvre (Lucien) & Crouzet (François), Nous sommes des sang-mêlés. Manuel d’histoire de la civilisation française. J.M., RP n°796, 2017.

Filhol (Emmanuel) & Hubert (M.-Ch.), Les Tsiganes en France. Un sort à part 1939-1946. J.-K.P., RP n°771, 2010.

Flige (Irina), Sandormokh. C.J., RP n°817, 2022.

Fontenelle (Sébastien), Poste stressante (Une entreprise en souffrance). L.S., RP n°785, 2014.

Fry (Varian), Livrer sur demande. S.J., RP n°798, 2017. + J.K.P., RP n°800

Garcia (Renaud), Le Désert de la critique. C.J., RP n°794, 2016.

Gelman (Juan), Chroniques de Chiapas. L.A., RP n°778, 2012.

Gervais (J.-B.), Au Royaume de la CGT. Ronan, RP n°813, 2021.

Gimenez (Antoine) & les Giménologues, Les Fils de la nuit. entretien avec les Giménologues, RP n°794, 2016.

Gold (Michael), Juifs sans argent. C.J., RP n°804, 2019.

Goldmann (Emma), Vivre ma vie. L.S., RP n°804, 2019.

Goutte (Guillaume), Tout pour tous ! L.S., RP n°786, 2014.

Goutte (Guillaume), Vive la syndicale ! S.J., RP n°803, 2018.

Goutte (Guillaume), Correcteurs et correctrices (entre prestige et précarité). RP n°817, 2022.

Graeber (David) & David Wengrow (David), Au commencement était. Une nouvelle histoire de l’humanité. S.J., RP n°816, 2022.

Grave (Jean), Les aventures de Nono. L.S., RP n°800, 2018.

Grey (Alan), Dans l’atelier du monde – Les luttes de la classe ouvrière britannique 1780-1914. L.S., RP n°805, 2019.

Guérin (Daniel), Algérie 1954-1965. Un combat anticolonialiste. N.S.M., RP n°800, 2018.

Guillamón (Agustín), Espagne 1937 : Josep Rebull, la voie révolutionnaire. S.J., RP n°787, 2014.

Guilluy (Christophe), La France périphérique. J.M., RP n°797, 2017.

Guy (Emmanuel) & Laurence Le Bras (Laurence), Lire Debord. C.J., RP n°795, 2016.

Guy (Emmanuel), Ce que l’art préhistorique dit de nos origines. S.J., RP n°805, 2019.

Harari (Y.N.), Sapiens : Une brève histoire de l’humanité. S.J., RP n°792, 2016.

Hélie (Damien), Les débuts de l’autogestion industrielle en Algérie. L.S., RP n°805, 2019.

Herrou (Cédric), Change ton monde, J.K.P., RP n°817, 2022.

Hobey (Louis), La guerre ? C’est ça ! R.J., RP n°791, 2015.

Hoelz (Max), Un rebelle dans la révolution. L.S., RP n°803, 2018.

Huhn (Willy) & Mattick (Paul), Staline, Trotski – l’héritage de Lénine. C.J., RP n°811, 2020.

Internationale situationniste, Adresse aux révolutionnaires d’Algérie et de tous les pays. S.J., RP n°807, 2019.

Jappe (Anselm), Crédit à mort. A.T., RP n°782, 2013.

Jappe (Anselm), La société autophage. J.L.D., RP n°800, 2018.

Jarrige (François), Gravelle, Zisly et les anarchistes naturiens contre la civilisation industrielle. L.S., RP n°797, 2017.

Johnson (Sam), Toute ma vie j’ai lutté (De l’Alabama à Los Angeles et Detroit). L.S., RP n°792, 2016.

Jones (Maman), Autobiographie. L.S., RP n°780, 2013.

Karimi (Fatemeh), Genre et militantisme au Kurdistan d’Iran. S.J., RP n°817, 2022.

Langer (Bernd), Antifa – Histoire du mouvement antifasciste allemand. L.S., RP n°803, 2018.

Latteur (Nicolas), Travailler aujourd’hui : Ce que révèle la parole des salariés. S.J., RP n°799, 2017.

Lavignette (Frédéric), Germaine Berton, une anarchiste passe à l’action. L.S., RP n°808, 2020.

Leménorel (Stéphane), George Orwell ou la vie ordinaire. L.S., RP n°798, 2017.

Lenglet (Roger) & Vilain (Olivier), Un pouvoir sous influence. L.S., RP n°779, 2012.

Le Pen (Julien), Le Peuple. C.J., RP n°816, 2022.

Londres (Albert), Marius Gardebois dit le Savoureux. F.L., RP n°775, 2011.

Luxemburg (Rosa), Commencer à vivre humainement. S.J., RP n°816, 2022.

Magliacane (Alessia), Rosa, Lénine et la Révolution. J.C., RP n°809, 2020.

Malaquais (Jean), Planète sans visa. JKP, RP n°796, 2017.

Marck (Charles), Sur les routes que j’ai parcourues. C.J., RP n°817, 2022.

Marx (Karl), La Trompette du Jugement dernier. V.P., RP n°795, 2016.

Mastrogiovanni (Federico), Ni vivants ni morts. L.S., RP n°798, 2017.

Mattick (Paul), Marxisme, dernier refuge de la bourgeoisie ? S.J., RP n°776, 2012.

Mattick (Paul), La Révolution fut une belle aventure. S.J., RP n°784, 2014.

Maufrais (Louis), J’étais médecin dans les tranchées. J.K.P., RP n°775, 2011.

Mauss (Marcel), Essai sur le don. RP n°817, 2022.

Memmi (Albert), Journal de guerre 1939-1943. J.K.P., RP n°815, 2021.

Mercier Vega (Louis), La Révolution par l’État, C.J., RP n°790 (2015).

Merouze (Franck), Les Jeannette. S.J., RP n°802, 2018.

Métayer (André), Vingt-cinq années aux côtés du peuple kurde. P.B., RP n°811, 2020.

Monatte, Lettres d’un syndicaliste sous l’uniforme 1915-1918. S.J., RP n°803, 2018.

Moreau (Jean et Francine), L’Art royal et le Petit Prince. Franc-maçonnerie et handicap. J.D., RP n°773, 2011.

Moreau (Jean), Humanisme mode d’emploi ? S.J., RP n°788, 2015.

Moreau (Jean), Voyages… Y.L., RP n°795, 2016.

Myrtille, giménologue, Les chemins du communisme libertaire en Espagne, 1868 – 1937. F.R., RP n°797, 2017.

Nasreen (Taslima) & Fourest (Caroline), Libres de le dire. S.J., RP n°772, 2011.

Noiriel (Gérard), Une histoire populaire de la France. F.R., RP n°812, 2021.

Norton Cru (Jean), Témoins. F.R., RP n°817, 2022.

Oberlin (Denise) & Foussat (Nicole), Louise Michel, une femme debout. J.M., RP n°776, 2012.

Ozouf (Mona), Composition française. retour sur une enfance bretonne. J.-K.P., RP n°778, 2012.

Paleni (Bruno), Italie 1919-1920. Les deux années rouges. L.S., RP n°777, 2012.

Parks (Rosa), Mon Histoire. L.S., RP n°805, 2019.

Pasolini, Les terrains (écrits sur le sport). L.S., RP n°778, 2012.

Pellegrin (Nicole), Voiles, Une histoire du Moyen Âge à Vatican II. J.M., RP n°802, 2018.

Péret (Benjamin), Dans la zone torride du Brésil (visites aux Indiens). S.J., RP n°794, 2016.

Pessis (Céline), Survivre et vivre. S.C., RP n°787, 2014.

Pfaff (Françoise), Nouveaux Entretiens avec Maryse Condé. J.-K.P., RP n°796, 2017.

Phéline (Christian), Un guadeloupéen à Alger. J.M., RP n°786, 2014.

Piaget (Charles), On fabrique, on vend, on se paye. C.M., RP n°815, 2021.

Plumasseau (Jean), Au nom de la patrie. J.M., RP n°780, 2013.

Pouget (Émile), Le Sabotage. C.J., RP n°813, 2021.

Reclus (Élisée), Lettres à Clarisse. L.S., RP n°803, 2018.

Rey Rosa (Rodrigo), Ne pas toucher la queue du dragon – Violence et racisme d’État au Guatemala. C.J., RP n°812, 2021.

Romnée (Raphaël), Les Couleurs troubles de l’enfance. J.-K.P., RP n°816, 2022.

Rosemont (Franklin), Joe Hill. Les IWW et la création d’une contre-culture ouvrière révolutionnaire. C.J., RP n°789, 2015.

Rougerie (Jacques), Eugène Varlin. Aux origines du mouvement ouvrier. S.J., RP n°807, 2019.

Rubel (Maximilien), Karl Marx, essai de biographie intellectuelle. C.J., RP n°802, 2018.

Saïl (Mohamed), L’Étrange étranger, Écrits d’un anarchiste kabyle. Nico, RP n°814, 2021.

Saint-Fuscien (Emmanuel), Célestin Freinet. Un pédagogue en guerres. J.M., RP n°800, 2018.

Savorgnan de Brazza, Le rapport Brazza. Mission d’enquête du Congo : rapports et documents (1905-1907). J.-K.P., RP n°788, 2015.

Schwartz (Barthélémy), Benjamin Péret l’astre noir du surréalisme. L.S., RP n°795, 2016.

Sené (Nicolas), Derrière l’écran de la Révolution sociale. A.T., RP n°772, 2011.

Serge (Victor) & Séjourné (Laurette), Écris-moi à Mexico – correspondance inédite 1941-1942. C.J., RP n°804, 2019.

Serge (Victor), L’École du cynisme. S.J., RP n°807, 2019.

Sidi Moussa (Nedjib), La Fabrique du Musulman. S.J., RP n°797, 2017. + entretien avec l’auteur RP n°799 et 810.

Sidi Moussa (Nedjib), Algérie, une autre histoire de l’indépendance. S.J., RP n°805, 2019.

Singh (Bhagat), Pourquoi je suis athée. M.H.L., RP n°795, 2016.

Sirot (Stéphane), 1884 : des syndicats pour la République. Q.D., RP n°785, 2014.

Solidaires, L’amiante cancérogène sans seuil, une lutte d’aujourd’hui. RP n°813, 2021.

Soloweitschik (Leonty), Un prolétariat méconnu. J.-K.P., RP n°811, 2020.

Souvarine (Boris), La Contre-révolution en marche. Écrits politiques (1930-1934). M.C., RP n°813, 2021.

Souvarine (Boris), Cauchemar en URSS, Les procès de Moscou 1936–1938. F.R., RP n°816, 2022.

Spieler, Liberté. Liberté trahie. Faire et défaire des citoyens français. Guyane 1780-1880. J.M., RP n°795, 2016.

Steiner (Anne), Le Temps des révoltes. L.S., RP n°792, 2016.

Steiner (Anne), Les En-dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes à la « belle époque ». L.S., RP n°806, 2019.

Syndicat CGT aide à domicile des Vosges. Des aides à domicile parlent de leur travail. M.T., RP n°805, 2019.

Testart (Alain), Art et religion de Chauvet à Lascaux, C.D., RP n°799, 2017.

Thibaudeaux (Patrice), L’Usine nuit et jour, journal d’un intérimaire. J.K.P., RP n°796, 2017.

Thuram (Lilian), Mes étoiles noires. J.-K.P., RP n°777, 2012.

Tillier (Bertrand), La Commune de Paris, révolution sans images ? P.Br., RP n°812, 2021.

Uceda (Ruben), Au cœur du rêve – Été et automne 1936. L.S., RP n°800, 2018.

Vaissié (Cécile), Les Réseaux du Kremlin en France, J.-K.P., RP n°801, 2018

Verhas (Pierre), Histoire de l’Observatoire Royal de Belgique. J.M., RP n°789, 2015.

Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA), Lumière sur mairies brunes. L.S., RP n°801, 2018.

Vigna (Xavier), Histoire des ouvriers en France au XX° siècle, RP n°782, 2013.

Villoro (Juan), Conférence sur la pluie. L.S., RP n°792, 2016.

Weil (Patrick), Le sens de la République, J.M., RP n°791, 2015.

Weil (Simone), Écrits de New York et de Londres (1942-1943). C.J., RP n°811, 2020.

Whitman (James), Le modèle américain d’Hitler. Comment les lois raciales américaines inspirèrent les nazis. J.K.P., RP n°802, 2018.

Zizek (Slavoj), La nouvelle lutte des classes. S.J., RP n°796, 2017.

[A.T. = Alain Tizon; C.D. = Christophe Darmangeat; C.J. = Charles J.; C.M. = Christian Mahieux; F.G. = Freddy Gomez; F.L. = Francine Lacroix; F.R. = François Roux; J.C. = Julien C.; J.D. = Jacques Demorgon; J.-K.P. = Jean-Kely-Paulhan; J.L.D. = Jean-Luc Debry; J.M. = Jean Moreau; L.A. = Louise Auriol; L.S. = Louis Sarlin; M.C. = Miguel Chueca; M.H.L. = Marieme Helie-Lucas; M.T. = Michel Tommasini; N.D. = Nicolas Dessaux; N.S.M. = Nedjib Sidi Moussa; P.B. = Pierre Bance; P. Br. = Pascale Brun; P.L. = Pierre Loinod; R.J. = Raymond Jousmet; S.C. = Simon Charlier; S.J. = Stéphane Julien; V.P. = Vincent Présumey.]

7ème vague de Covid-19 : SUD éducation Paris interpelle sur l’absence totale de mesures de prévention et de protection

juin 28, 2022

« C’est avec une certaine inquiétude que nous vous interpellons de nouveau aujourd’hui sur l’absence de mesures de protection face à la 7ème vague de Covid-19, des personnels et élèves qui sont sous votre responsabilité.

À chaque nouvelle vague nous subissons un même processus : après une longue phase que nous pourrions qualifier de « politique de l’autruche » face à des données de Santé publique France alarmantes, une procédure d’urgence absolue est décrétée. Cette procédure d’urgence, à laquelle nous devons nous adapter en quelques jours voire quelques heures, désorganise le quotidien et le travail pédagogique dans les établissements scolaires tout en intervenant trop tard, c’est-à-dire une fois que le schéma exponentiel ne permet plus de maîtriser les contaminations. Ensuite, pour désamorcer toute critique sur l’improvisation totale subie par les personnels et par les élèves et leurs parents, vous invoquez à chaque fois l’imprévisibilité de l’épidémie.

(…) Croiser les doigts en attendant que les grandes vacances arrivent sans qu’il y ait trop d’enseignant·es et d’élèves malades ne peut, en tant que syndicat soucieux des intérêts des personnels et de l’intérêt commun, nous satisfaire.

(…) Nous savons que la santé physique des agent·es n’est guère une priorité pour le ministère de l’Éducation nationale, l’inexistence d’une médecine du travail digne de ce nom dans notre profession en étant un révélateur. »

lire le pdf ci-dessous:

(cliquer sur l’image)

Solidarité avec les américaines, défense du droit à l’IVG

juin 26, 2022

L’heure est à la solidarité internationale avec nos sœurs américaines dont le droit à l’IVG a été nié par la Cour suprême des États-Unis. Tous les fascismes, tous les fondamentalismes religieux ont toujours attaqué les femmes sur le contrôle de la reproduction, et dans de nombreux États des femmes sont déjà sous le coup d’enquêtes pour fausses couches « suspectes ». N’oublions pas qu’au sein même de l’Union européenne Malte interdit l’IVG. Cette semaine encore, une touriste américaine a perdu précocement les eaux à Malte et on lui a refusé l’avortement, la mettant en danger de mort avant qu’elle puisse être évacué vers l’Espagne. N’oublions pas davantage la mort de Savita Halappanavar en Irlande il y a 10 ans ou les reculs de la loi en Pologne. Nous défendrons partout et toujours le droit à l’IVG.

S.J.

Entretien avec Charles Jacquier : Du Front populaire à la Nupes, la trahison au fond des urnes ?

juin 8, 2022

Entretien avec notre camarade Charles Jacquier paru dans CQFD n°210 (juin 2022):

(cliquer sur l’mage pour ouvrir le pdf)

La Révolution prolétarienne N°817

juin 3, 2022

Le numéro de juin 2022 comprend 36 pages, avec au sommaire:

→ Entre guerre et élections : la grève à venir (éditorial)

→ A.G. 2022 des Amis de La RP

→ Une conférence sur les UL à la CGT (Michel T.)

→ Congrès national de la CGT Éduc’action (Ronan Vibert)

→ Filpac CGT Une fédération en crise (J.-Y. Lesage)

→ Syndicalistes donc internationalistes : délégations syndicales en Ukraine (Pierre C. et Ch. Mahieux)

→ 4e rencontres du Réseau Syndical International de Solidarité et de Lutte (Gabriel K.)

→ Réflexions sur l’essor de la politique de l’identité et le déclin du discours de classe (Nedjib Sidi Moussa)

→ L’enjeu du salaire dans la santé en France et en Belgique (Faïza et Baptiste)

→ Des travailleurs votent en faveur de la démocratie syndicale au Mexique

→ Nous pouvons vivre sans banquiers, mais pas sans personnel sanitaire, sans camionneurs ou sans travailleurs agricoles (entretien avec Raquel Varela)

→ Les concepts qui nous modèlent (entretien avec José Manuel Naredo)

→ L’inhumain, l’humain (J. Demorgon)

→ Organisons notre autodéfense sanitaire !

→ Espagne : Attention : travailler peut tuer

→ Livres ; Morceaux choisis

Lettre d’Amérique : Comment deux travailleurs ont créé le premier syndicat chez Amazon. (D. Ball)

Nous nous excusons pour un problème d’agrafage insuffisant sur ce numéro. L’abonnement reste au même tarif depuis vingt ans (par chèque de 23 euros à l’ordre des Amis de la Révolution prolétarienne), il commence au numéro et routage suivants, donc le n°818 de septembre dorénavant. Quelques petits dépôts à prix spécial aux librairies habituelles pourront être bientôt faits en fonction des disponibilités des camarades du secteur. Les organisations syndicales pourront recevoir un numéro de septembre gratuit sur demande.

Amazon, Bolloré, guerre en Ukraine : l’édition dans la lutte des classes

mai 26, 2022

Éditeur associatif partie prenante du mouvement social, Syllepse a récemment publié trois textes, sur des sujets différents, qui ouvrent des perspective de résistance commune, de solidarité concrète.

Ce n’est pas aux lecteurs et lectrices de payer la lutte contre Amazon

Le 30 décembre 2021, la loi « visant à conforter l’économie du livre et à renforcer l’équité et la confiance entre ses acteurs » a été promulguée. Elle entend imposer aux lecteur·trices des frais de port pour tour achat en ligne de livres. Ces frais seront arrêtés par décret qui n’a pas été publié à ce jour.

Géraldine Bannier (MoDem), rapporteure de la loi, a reconnu qu’« il est […] possible que cette mesure [les frais de ports] conduise à des ventes moindres [de livres] ou à des reports vers d’autres marchés ». On appréciera le terme « marchés ». La rapporteure ajoute que la mesure devra faire l’objet d’une évaluation dans deux ans pour bien mesurer ses « répercussions sur la vie réelle ». Et surtout sur le pouvoir d’achat des lecteur·trices.

Au même moment, nous apprenions, grâce en partie aux révélations du syndicat Sud-PTT, auteur de Syllepse, que la Poste, dont l’État est le principal actionnaire, avait passé un accord commercial secret avec Amazon, lui accordant des tarifs postaux avantageux. Face ces révélations, la Poste, quant à elle, invoque la loi Macron du 30 juillet 2018 sur le secret des affaires. Et quelles affaires alors qu’une centaine de salariés sans papiers qui travaillent pour Chronopost à Alfortville (Val-de-Marne) via ses sous-traitants, et qui ont été exploités pour des salaires de misère durant des mois, se battent pour leur régularisation. Au secours Molière, Tartuffe est de retour !

Côté cour, LREM, alliée aux Républicains, accable donc les lecteur·trices de frais postaux au prétexte de lutter contre Amazon, côté jardin, elle accorde à l’ogre de la vente par internet ses faveurs financières avec la Poste, sans parler de sa grande tolérance à l’« optimisation fiscale » du géant numérique. Comble, la loi adoptée précise que l’arrêté tient compte des tarifs proposés par les prestataires de services postaux sur le marché ». À quels tarifs postaux fait-on référence : ceux de l’accord secret avec Amazon ou ceux qui sont appliqués au plus grand nombre ?

Pour leur part, les éditions Syllepse exigent :

• La levée du secret commercial qui lie la Poste à Amazon ;

• Plus généralement, la mise en place d’un tarif postal particulier pour l’envoi de livres qui permette aux libraires d’assumer ces frais de port et ne pénalise pas les lecteur·trices.

Nous n’oublions pas non plus les salarié·es d’Amazon qui se battent pour l’amélioration de leurs conditions de travail et la reconnaissance de leurs droits élémentaires face à une entreprise qui fait montre en permanence d’une rare violence antisociale. Le dernier exemple en date étant les manœuvres éhontées dont elle a fait preuve contre les travailleur·euses de son dépôt dans l’Alabama (États-Unis) pour les décourager de se syndiquer.

Paris, le 16 février 2022, les éditions Syllepse

Bolloré: Main basse sur le livre

L’OPA que va lancer le groupe Vivendi sur Lagardère va provoquer un séisme pour le monde de l’édition et du livre. En effet, la fusion, ou tout au moins la combinaison dans un seul groupe, d’Éditis (branche d’édition de Vivendi, numéro 2 de l’édition en France avec 725 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020) et de la branche d’édition de Lagardère, Hachette Livre (2,4 milliards de chiffre d’affaires en 2020), représentera à terme la moitié du chiffre d’affaires de l’édition en France.

Cette opération n’est probablement qu’une étape dans l’accaparement par Vincent Bolloré des moyens de communication et de diffusion des idées et leur soumission à une idéologie nauséabonde. Rappelons la captation de la chaîne iTélé, devenue Cnews, qui avait conduit à sa normalisation idéologique et au départ contraint d’environ cent journalistes qui refusaient la mise au pas. S’en était suivie la même prise en main d’Europe 1, se traduisant là aussi par le licenciement et le départ de 80 journalistes, où désormais des idéologues d’extrême droite sont à l’antenne quotidiennement. Ajoutons à ce panorama les exemples de Paris Match et du Journal du dimanche, où les sociétés des journalistes ont manifesté leurs craintes de ne plus pouvoir exercer correctement leur métier et à l’égard des synergies avec CNews. Ce Vincent Bolloré, au sujet duquel Éric Zemmour déclarait récemment: « Je sais que, pour en avoir discuté avec lui, Vincent Bolloré est très conscient du danger de civilisation qui nous guette, de remplacement de civilisation… Il a un sentiment de mission, absolument. C’est très noble chez lui. »

Cette « mission » est clairement l’installation d’un pôle dominant de diffusion de l’idéologie d’extrême droite en France et la construction de son hégémonie culturelle. Mais elle comporte également des conséquences économiques dramatiques pour la chaîne du livre. Avec l’opération d’acquisition en cours, la nouvelle entité deviendra le principal distributeur et diffuseur de livres. On peut craindre que, confrontées à cette position dominante, les librairies subissent une réduction drastique de leurs marges, qu’elles se voient également limiter leur liberté et imposer la mise en vente d’ouvrages qu’elles n’auraient pas souhaité voir sur leurs présentoirs.

Face ces risques de régression culturelle, des auteur·trices publié·es par des maisons d’édition appartenant à ces deux groupes en cours de fusion ont réclamé le droit à la clause de conscience. Un droit déjà reconnu pour les journalistes. Un droit légitime eu égard à l’involution potentielle de leurs maisons d’édition. Les éditions Syllepse reconnaissent déjà ce droit à leurs auteur·trices et exigent son extension à tous les auteur·trices.

On peut également s’inquiéter de l’avenir des salarié·es des deux groupes, notamment ceux et celles qui travaillent dans les plates-formes logistiques. En effet, des opérations capitalistiques de cette ampleur ont souvent conduit à des licenciements mais également à une maltraitance sociale des salarié·es, Vincent Bolloré étant connu pour être un adepte des « mutualisations » et « synergies » tueuses d’emplois.

Dans ce paysage à terme dévasté, dans cette bataille contre la pieuvre financière combinée à une idéologie antidémocratique, le groupe Gallimard, aux côtés de diverses maisons d’édition indépendantes, apparaît comme le vaisseau amiral de la résistance à la bollorisation, de la résistance démocratique. La défense de l’édition indépendante constitue désormais un enjeu démocratique. Les éditions Syllepse s’associeront à toute initiative qui ira dans le sens de la défense d’une édition pluraliste et indépendante.

Le 19 février 2022, les éditions Syllepse

La botte russe, une menace pour l’édition ukrainienne

Déclaration des éditions Medusa (Kyiv) et Syllepse (Paris)

L’agression militaire de la Fédération de Russie, le 24 février dernier, contre l’Ukraine constitue une violation délibérée du droit à la nation ukrainienne à exister et à déterminer librement son avenir. Les massacres, les viols, les tortures constituent des moyens de guerre de l’armée russe auxquels le peuple ukrainien oppose une résistance héroïque. Si elle aboutissait, cette invasion, signifierait également pour les Ukrainien·nes une mise au pas idéologique et culturelle, la disparition de tout espace de réflexion, l’écrasement des libertés démocratiques élémentaires, d’expression et d’association.

Les éditions Medusa, maison d’édition indépendante de Kyiv, ont développé depuis plusieurs années un catalogue constitué de pensée libre, critique, émancipatrice. Un tel catalogue est insupportable aux maîtres du Kremlin. Les éditions Medusa, comme l’ensemble des autres éditeurs ukrainiens, sont actuellement en grave danger.

Les éditions Syllepse se sont engagées dans le soutien au peuple ukrainien en publiant plusieurs ouvrages. Cet engagement va se poursuivre et s’approfondir avec le soutien à l’édition ukrainienne. Dans ce cadre, les éditions Medusa (Kyiv) et Syllepse (Paris) ont décidé de nouer un partenariat de solidarité et d’assistance. Désormais, les ouvrages des éditions Medusa en langue ukrainienne seront disponibles et mis en vente par les éditions Syllepse, notamment sur son site http://www.syllepse.net. Ainsi, nous voulons permettre à tous et toutes d’apporter un soutien aux éditions Medusa en acquérant un ou plusieurs de leurs livres dont le prix unitaire est de 5 euros (format pdf). Le produit de la vente de ces livres sera intégralement versé aux éditions Medusa.

Le 20 avril 2022, les éditions Syllepse et Medusa

Les brigades éditoriales de solidarité

Pour les éditions Syllepse, la coopération avec Medusa complètent d’autres initiatives visant à soutenir la résistance des peuples d’Ukraine, dont la participation à la coalition Ukraine solidarity. Dans le domaine de l’édition, cela se traduit par la publication de plusieurs numéros de recueils de textes proposés par « les brigades éditoriales de solidarité ». Les éditions Syllepse se sont associées pour cette série sur l’agression de la Russie poutinienne contre l’Ukraine aux éditions Page 2 (Lausanne) et M Éditeur (Montréal), aux revues New Politics (New York), Les Utopiques (Paris) et ContreTemps (Paris), aux sites À l’encontre (Lausanne) et Europe solidaire sans frontières, au blog Entre les lignes entre les mots (Paris) , ainsi qu’au Centre tricontinental (Belgique) et au Réseau syndical international de solidarité et de luttes. A ce jour, 6 livraisons sont disponibles gratuitement sur les sites des collectifs mentionnés, dont www.syllepse.net Ces documents prolongent le livre paru dans la collection Coup pour coup, Liberté et démocratie pour les peuples d’Ukraine (Syllepse, 2022, 5 €). Il s’agit de proposer des clés de ­compréhension du conflit et, surtout, donner la parole à ceux et à celles qui, en Ukraine, en Russie ou ailleurs, s’opposent à l’invasion de l’Ukraine par l’armée de Poutine : les féministes, les syndicalistes, les cyber-partisan·es, les citoyen·nes, les volontaires…

Christian Mahieux, président de l’association Syllepse