Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Halte à la campagne antisémite et complotiste autour des mesures sanitaires

juillet 20, 2021

La pandémie du Covid a déjà donné lieu à une déferlante de propagande antisémite et complotiste.

On assiste actuellement à une nouvelle vague de cette propagande. Elle prend la forme de l’assimilation de la vaccination et du pass sanitaire à la Shoah. Des étoiles jaunes sont brandies par des opposants organisés à la vaccination. On condamne un « pass nazitaire » et on le compare à l’inscription sinistre du portail d’Auschwitz. Des dizaines de milliers de personnes défilent dans ce cadre.

Les partisans de l’extrême-droite sont au premier rang de cette campagne. Il s’agit notamment de Florian Philippot, ancien porte-parole de Marine Le Pen, chef auto-proclamé de l’opposition à toute précaution face au Covid.

Mais cette manipulation, qui revient à minimiser et banaliser le génocide des Juifs, frappe bien au delà des rangs de l’extrême-droite.

Le débat légitime sur le contenu des mesures sanitaires et l’appréciation de la politique gouvernementale est détourné au profit de théories complotistes totalement réactionnaires et porteuses de lourds dangers négationnistes et antisémites.

C’est un mouvement mondial, comme l’ont montré les campagnes du même type aux États-Unis et en Allemagne sous l’égide de mouvements complotistes comme Qanon.

Le Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR) condamne avec force cette propagande antisémite.

Il appelle toutes les organisations antiracistes, les syndicats et les partis de gauche à faire front ensemble contre ce danger et à refuser de cautionner les manifestations et rassemblements qui se déroulent sous le signe de la confusion et du complotisme.

Paris le 19 juillet

Nous sommes tous Adil

juin 20, 2021

Vendredi matin, le camarade Adil Belakhdim, 37 ans, père de deux jeunes enfants, membre de la Coordination nationale SI Cobas, est mort heurté par un camion qui forçait un piquet de grève devant le Lidl de Biandrate, en Italie. Des rassemblements et manifs ont lieu dans plusieurs villes avec des banderoles « Siamo tutti Adil » (Nous sommes tous Adil). Nous reproduisons ci-dessous le communiqué du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (dont fait partie SI Cobas):

Secteur de la logistique : le patronat et ses alliés sont responsables du meurtre d’Adil

Le 18 juin, durant la grève de la logistique organisée en Italie par SI Cobas, Adil Belakhdim, coordinateur de la province de Novara et membre de la Coordination nationale SI Cobas, a été tué. Un camion a foncé sur le piquet de grève, devant le LIDL Biandrate (Novara). Parmi la dizaine de travailleurs, deux sont blessés et Adil est mort.

Ce n’est ni un accident ni le fait d’un fou isolé. Le meurtre d’Adil s’inscrit dans une violente et criminelle campagne contre les syndicalistes de lutte, les syndicalistes qui défendent et organisent les travailleurs et travailleuses en toute autonomie, et ceci particulièrement dans le secteur de la logistique. Patronat, crime organisé et police agissent ensemble contre celles et ceux qui veulent mettre un terme à la surexploitation des femmes et des hommes qui travaillent dans ce secteur.

Les camarades de SI Cobas l’expliquent : «  Depuis des semaines, les patrons et leurs complices font passer le message sur les lieux de travail, par tous les moyens et avec toutes sortes de provocations, que les piquets de grève peuvent être brisés, que les travailleurs et les syndicalistes peuvent être librement battus à mort, que les grèves peuvent être écrasées et les luttes réduites au silence par des méthodes mafieuses, le tout avec la complicité ou le consentement silencieux de l’État et de la police. »

Les patrons du secteur mènent une féroce lutte des classes. Outre les outils répressifs de l’État, ils s’appuient aussi pour cela sur le syndicalisme qui accompagne restructurations et licenciements, qui combat les luttes dès lors qu’elles sont placées sous la contrôle des travailleurs et des travailleuses, qui dénonce sans vergogne le syndicalisme de base. Au-delà des larmes de circonstances de responsables gouvernementaux et de bureaucrates syndicaux, le vrai respect envers Adil est de poursuivre, chacun et chacune de notre place, la lutte pour l’émancipation sociale et la défense des intérêts immédiats de la classe ouvrière.

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes saluent la mémoire du camarade Adil Belakhdim, soutiennent les revendications des travailleurs et travailleuses de la logistique, dénoncent les meurtres organisés par le patronat comme celui-ci mais aussi comme toutes les morts au travail dues au système capitaliste.

https://www.laboursolidarity.org

Marc Weitzmann, Un temps pour haïr

juin 12, 2021

Après l’article de Miguel Chueca dans Chroniques Noir & Rouge (n° 5, mai 2021), la rédaction de la RP propose à ses lecteurs cette longue recension d’un livre de Marc Weitzmann, Un temps pour haïr (Grasset, 2019) parue sous la plume de Nedjib Sidi Moussa dans la revue Sciences et Actions Sociales (n° 12/2019).

En effet, la place nous manque souvent pour parler de tout ce que nous voudrions, ou aussi longuement que nous les souhaiterions. Et parfois les membres de l’équipe revue comme nos autres collaborateurs expriment dans d’autres publications des analyses et des points de vue qui peuvent contribuer à une meilleure compréhension de notre histoire et de nos sociétés. C’est ce type de textes que nous souhaitons partager avec nos lecteurs.

Dans son dernier essai, Marc Weitzmann explore les ressorts de la haine qui s’est manifestée durant la récente vague d’attentats islamistes en France. Doté d’un riche matériau, le journaliste et romancier réfute certains discours savants sur le phénomène djihadiste, souligne la persistance de l’antisémitisme et met en lumière l’importance de la question algérienne.

https://www.cairn.info/revue-sciences-et-actions-sociales-2019-2-page-200.htm

La Révolution prolétarienne N°813

juin 1, 2021

Le numéro de juin va très bientôt être routé. Il comporte 36 pages. L’abonnement reste à 23 euros pour 4 numéros/an comme depuis une vingtaine d’années. Quelques exemplaires (peu) seront en dépôt à prix d’ami, notamment chez Publico à Paris. Les nouveaux abonnements commencent au premier routage suivant la réception du chèque.

Au sommaire:

  • Manifeste des travailleurs iraniens à l’occasion du 1er mai 2021
  • Après le scrutin dans les TPE/TPA (Christian Mahieux)
  • Vers un syndicalisme de la vie. Appel du 8 mars de la PAH de Vallekas (Madrid)
  • Syndicalisme à l’armée et contre l’armée ? (Christian Mahieux)
  • Il y a 150 ans, la Commune de Paris. Une épopée pour se souvenir : le temps de la révolte (2ème partie). Autour de la Commune.
  • La Commune à Rouen et Elbeuf (Stéphane Julien)
  • L’Être, l’Autre, l’Entre. Praxis de l’économie éthique écologique (Jacques Demorgon)
  • La vie après la mort de QAnon : une guerre civile sacrée (Jack Z. Bratich)
  • Tribune de discussion (François Roux)
  • Pour la réappropriation critique d’un héritage fragmenté (Nedjib Sidi Moussa)
  • Revues : L’Inventaire (C.J.) | Livres : Bandits et brigands; JB Gervais, Au Royaume de la CGT. La résistible ascension de Philippe Martinez (Ronan); G. Da Silva, René Bothereau; E. Pouget, Le Sabotage; B. Souvarine, La Contre-révolution en marche (Miguel Chueca); Nous vous écrivons depuis la Révolution.
  • Un pays de barbelés (Jacques Thouroude)
  • Lettre d’Amérique : Du Trumpisme au… « socialisme » ? (David Ball)
  • Encarts : Brochure en ligne : L’amiante cancérogène sans seuil, une lutte d’aujourd’hui | Sur internet | Morceaux choisis : Orwell, Marina Garcés | Sur notre blog | AG 2021 | Souscription permanente | Abonnement.

Photos de la montée au Mur des Fédérés

mai 29, 2021

Paris, 29 mai 2021:

Un nouvel avenir pour les unions départementales ?

mai 26, 2021

Extrait de La RP n°812 (mars 2021):

Au moins à la CGT, depuis plusieurs années traîne un débat diffus sur l’avenir des unions départementales (UD). Et récemment, au dernier congrès confédéral, ce débat a pris une forme officielle, avec la volonté, partagée par une partie du corps militant, de faire évoluer les attributions des comités régionaux dans la confédération.

Ce débat prend sa source dans les évolutions de la structure des institutions politiques de l’État : renforcement des prérogatives des régions, affaiblissement de celles des départements, apparition de nouvelles strates avec les communautés de communes et amoindrissement du pouvoir des communes. Il n’est pas rare alors d’entendre dans des discussions informelles : les UD ont-elles encore un avenir ?

A l’origine, pourquoi des unions départementales ?

Dans la foulée du congrès confédéral d’octobre 1906 de la CGT, la conférence des Bourses du travail (ou Unions locales) décide, à une faible majorité, la création, facultative, d’unions départementales. Sur le terrain, ce n’est pas l’enthousiasme. Le syndicalisme est en phase ascendante, et cette décision trouve son argument dans la nécessité de rassembler des forces pour aider à la création de nouvelles Bourses du travail. Elle s’oppose à une culture « localiste » dans les Bourses du travail, qui craint la centralisation dans une UD. Il faut retenir de cette décision la volonté de coordonner les Bourses du travail dans un département. Par la suite, le débat est relancé en 1912. Mais c’est véritablement en 1918, dans une situation interne à la CGT toute différente, que les UD obtiennent une « pleine » reconnaissance. Mais avec un rôle différent visé par la majorité confédérale : être le relai sur le terrain de l’application de ses orientations.

Le syndicalisme de classe en France se caractérise par la faiblesse désormais durable de ses structures interprofessionnelles de base, les unions locales (UL). L’existence d’une UD n’est pas la garantie d’une pratique interpro réelle et vivante, c’est-à-dire au plus près des lieux de travail et de vie. Mais en l’absence d’un réseau d’UL dynamiques, elle peut être un lieu qui va pallier cette situation.

À la CGT, les UD sont constituées par les syndicats. Qui envoient des militant-es pour composer la commission exécutive (CE). Parmi ces dernières, le nombre de membres est bien souvent trop important face aux capacités militantes actuelles. Mais surtout face à l’intérêt réel porté à la pratique de l’interpro de base par ces syndicats et leurs militant-es (quelles qu’en soient les raisons, c’est un constat, pas un jugement de valeur). Et donc assez vite, les réunions de la CE se trouvent « désertées » … et le nombre de présent-es ramené à un chiffre qui reflète la situation réelle. Un autre phénomène est plus gênant. C’est le nombre trop important de membres de la CE de l’UD qui ne militent pas, ou plus, ou ne l’ont jamais fait, dans leur UL. Quelle contradiction ! C’est comme si l’UD, indirectement, détournait des forces possibles au détriment des UL. Ce qui n’est bien entendu pas l’objectif !

À Solidaires, la culture de l’interpro est moins ancrée que dans la CGT. Dans certains départements, des UL existent. Leur reconnaissance dans les décisions de l’UD est effective, si l’on prend par exemple le cas de la Seine-Saint-Denis. Elles sont présentes au conseil départemental mensuel et à l’AG annuelle de l’UD. C’est donc une situation différente du modèle CGT. Et qui, même si elle n’a peut-être pas été le fruit d’une volonté de dépasser les difficultés que l’on constate dans la CGT, montre une direction souhaitable.

La situation du syndicalisme de classe en France n’est pas celle de 1906. Mais la période actuelle, très difficile, ne montre-t-elle pas qu’il faut se tourner, de nouveau, vers ce qui a motivé la décision de la conférence des Bourses du travail en 1906 ? Aller vers la transformation des UD actuelles (qui sont des UD de syndicats) vers des UD coordonnant les UL, et donc formées par elles. Les UL restant constituées par les syndicats et les sections syndicales. L’intervention des syndicats dans l’orientation passerait alors obligatoirement par l’UL. Les UD seraient alors animées par des syndicalistes pratiquant déjà le syndicalisme interpro dans leur UL. Pour s’entraider et dépasser, encore et toujours, la frilosité du « localisme d’UL », toujours présente. La CE d’UD serait allégée et constituée de syndicalistes représentant leur UL, leur mandat pouvant alors tourner il ne serait plus attaché à une personne. Ce qui permettrait plus facilement de contrer le phénomène de « désertion » de la CE de l’UD.

Certes, un tel objectif n’est pas atteignable rapidement. Mais certains pas peuvent être tentés. Par exemple par la mise en place et le renforcement de collectifs d’Unions locales sur un département, voire sur deux départements limitrophes en fonction des réalités des bassins d’emploi et de vie. Et des capacités militantes bien entendu.

Et le professionnel ?

Il reste une autre grande difficulté : la faible coordination entre les pratiques syndicales interprofessionnelle et professionnelle dans les bassins d’emploi. C’est le deuxième visage de l’émiettement des forces syndicales dans une même confédération. Car coordonner des UL n’a de sens, en premier lieu, que pour la lutte et la syndicalisation de masse. Celle-ci se faisant à partir du collectif de travail, le développement des UL ne peut se faire sans le renforcement des syndicats et sections syndicales. Le syndicalisme de branche (syndicat départemental ou local ou autre forme), qui dépasse l’éclatement des syndicats d’entreprise, est bien le second moyen pour reconstruire des UL fortes.

Mais il semble nécessaire d’aller plus loin. Le lien à renforcer d’urgence, voire tout simplement à créer effectivement (et pas seulement en paroles dans des réunions), entre les dimensions professionnelle et interprofessionnelle ne pourra pas faire l’économie d’autres évolutions radicales dans la structuration du syndicalisme de classe. Toutes les fédérations professionnelles doivent trouver une expression reconnue au niveau de chaque UD. Participer et avoir des responsabilités dans l’élaboration de l’orientation et des plans d’action de l’UD (élections, suivi des sections syndicales, juridique, syndicalisation notamment vers les déserts syndicaux, préparation des grèves et des négociations, etc.). Le croisement des dimensions professionnelle et interpro ne peut plus se faire « au petit bonheur la chance », selon les volontés des un-es et des autres. Cela doit se traduire dans une nouvelle organisation des structures syndicales. Cela devra alors obligatoirement impliquer des questions et des enjeux qui rencontreront de très fortes résistances. Avec une trentaine de fédérations à la CGT (la situation est semblable à FO et à Solidaires), cela n’est envisageable que si ce nombre est radicalement diminué. Et là on sait que, tout de suite, on crie au loup ! Une pluie d’insultes en tout genre est la seule réponse obtenue. C’est normal car sont en jeu la remise en cause et l’avenir des intérêts matériels de la bureaucratie syndicale. La question est : le fondement d’une fédération doit-il se baser sur la logique de la division capitaliste entre entreprises et des conventions collectives ou sur la logique des collectifs et des communautés de travail maîtrisée par les syndiqué-e-s ?

Transformer les UD en structures plus souples et réellement interprofessionnelles, lieux de coordination des UL, et creuset du lien et de l’appui entre les deux dimensions du syndicalisme, trouvant alors ses sources directement dans les collectifs de travail, les bassins d’emploi et les lieux de vie, c’est transformer les UD en base stratégique, structure syndicale décentralisée et intégrale pour la reconquête du syndicalisme de classe. Sans renier les acquis de l’histoire, mais sans tourner le dos à la réalité actuelle du rapport de force entre les classes.

Michel (militant interpro CGT)

Vive la Commune !

mai 26, 2021

éditorial de La RP n°812 (mars 2021):

Il y a cent cinquante ans, dans la faim et la misère augmentées par le Siège de Paris, nos Anciens surent réagir promptement aux provocations d’une Assemblée monarchiste, proclamer la démocratie directe, la liberté de la presse et la séparation des eglises et de l’état, avant d’être victimes d’une répression inouïe relevant de la sauvagerie. Depuis, le mouvement ouvrier, toutes tendances confondues, a toujours célébré avec respect et admiration la Commune de Paris. Nous consacrons évidemment quelques pages de ce numéro à cet anniversaire qui ne sauraient être un hommage formel au passé, mais une invitation à revisiter nos principes fondamentaux d’émancipation sociale.

Après un an de pandémie, on ne compte plus les milliards dépensés par l’Etat pour aider les « entreprises » mais on attend toujours un moratoire des loyers et dettes privées des plus précaires, notamment les étudiants et chômeurs, ou une reconnaissance de la Covid comme maladie professionnelle pour les travailleuses et travailleurs en « présentiel », notamment face au public (caissières, hospitaliers, enseignants…). Pendant combien de décennies avons-nous entendu que la dette était trop lourde, qu’il était hors de question de l’augmenter ? C’était la ritournelle justifiant la casse des services publics. Si nos gouvernants et le patronat ont changé de musique, ce n’est qu’à leur profit exclusif. La pauvreté reste et restera l’angle mort de leur doctrine « sauvons l’économie ».

Le 14 février nous avons soutenu le rassemblement organisé par le Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes pour le 15e anniversaire de l’assassinat d’Ilan Halimi. Une remontée décomplexée de l’antisémitisme ne saurait être sujette à banalisation ou déni, a fortiori au sein du mouvement social. Nous continuerons d’encourager les initiatives antiracistes unitaires comme celle-ci.

Nous sommes de celles et ceux qui avons une mémoire. Nous connaissons les égouts du passé, ses éclairs d’espoirs déçus aussi, nous voyons le marasme du présent, nous portons une volonté pour demain qui n’est pas nouvelle et que nous faisons vivre dans nos luttes quotidiennes.

S.J.

Victoire pour les femmes de chambre de l’IBIS Batignolles

mai 23, 2021

Vendredi 21 mai 2021 un protocole d’accord a été signé entre la société STN, le syndicat CGT-HPE représenté par Tiziri KANDI et Claude LEVY sur pouvoir de l’administrateur Me BOURBOULOUX, et les représentantes des femmes de chambre en lutte depuis le 17 juillet 2019, 22 mois déjà dont 8 mois de grève totale et 14 mois et 5 jours de chômage partiel dû à la crise sanitaire….

Tract de la CGT HPE:

(cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf)

Montée au Mur des Fédérés le 29 mai

mai 16, 2021

Après les agressions du 1er Mai : Solidarité et soutien

mai 5, 2021

Solidarité et soutien aux travailleurs syndicalistes attaqués dans les manifs du 1er mai à Paris et Lyon (jets d’acide, coups dans la tête, insultes racistes, sexistes, etc.).