Archive for the ‘Livres’ Category

Ma guerre d’Espagne à moi, Mika Etchebéhère

août 6, 2016

Extrait de La Révolution prolétarienne n° 790, septembre 2015

« Tu pourrais d’abord dire qu’il commandait sur le front de Madrid » assure Mika Etchebéhère face à la caméra. « Il », c’est Hippolyte, son mari et son compagnon depuis leur jeunesse en Argentine. Puis on les suit de Buenos Aires à la Patagonie, de Berlin à Paris et Madrid, tandis qu’une voix off lit des extraits du livre et que sont insérés des entretiens filmés avec elle et de nombreuses archives cinématographiques.

Anarchistes passés au PC, puis communistes d’opposition, Hippolyte et Mika viennent en Europe à la fin des années 1920. Destination : l’Allemagne où ils assistent, impuissants, aux derniers jours de la république de Weimar et à la victoire du nazisme. Retour à Paris où ils militent avec le groupe « Que faire ? ». Puis, c’est le départ pour l’Espagne avec le sentiment de se trouver là où la révolution se produit enfin. Après la mort d’Hippolyte en août 1936 à la tête d’une colonne du POUM, Mika reste au front car, dit-elle, « j’appartiens à cette guerre et je ne peux la servir qu’ici ». Elle participe aux combats et devient capitaine, puis se consacre à l’alphabétisation des miliciens dans un hôpital de Madrid, et, enfin, parvient à passer la frontière à Irún après la victoire franquiste.

Parmi les « ruines de notre époque », le témoignage de Mika, « beau, nécessaire et efficace », laisse voir non seulement « une femme comme il en existe peu », mais aussi ranime « l’invincible espoir qui est le nôtre » (Julio Cortázar).

L.S.

mika

Coédition Milena-Libertalia, 460 pages.

 

Libres de le dire

mars 31, 2012

Note de lecture parue dans le N°772 en mars 2011:

Libres de le dire

de Taslima Nasreen et Caroline Fourest (Flammarion, 2010).

Difficile de dire si ce livre dégage le même délice de clarté à qui ne serait pas familier des questions de laïcité, questions de plus en plus complexes et à risques, n’étant pas pour ma part un lecteur innocent ou neutre puisque je m’efforce de travailler sur ces questions en simple militant depuis des années, notamment en milieu syndical. Il s’agit d’une longue conversation à deux voix, celles de Taslima Nasreen, militante et écrivain bengali vivant exilée en Europe, et de la journaliste Caroline Fourest.
Toutes les complexités du combat laïque contre le retour du religieux, du communautarisme, du combat contre les non-dits du relativisme culturel et contre l’islam politique, y compris les instrumentalisations possibles d’extrême-droite, sont abordées de façon franche et vivante, dans un dialogue qui constitue en lui-même un enjeu très intéressant: il ne s’agit pas seulement de deux femmes mais de deux vécus, de deux mises en perspectives, de deux féminismes, tant celui de Taslima Nasreen est celui de nombreuses femmes du Moyen-Orient et d’Asie qui paient très cher leur athéisme militant, à commencer par l’exil. Taslima, femme du Bengladesh victime d’une fatwa et d’abord réfugiée au Bengale occidental, en Inde, a été expulsée de ce premier exil dans un pays dont elle partageait encore la langue, et ce par un gouvernement du Bengale occidental communiste, mais avec un parti communiste indien prêt à tout pour chasser les voix de sa minorité musulmane.
Caroline Fourest présente de façon toujours limpide les nuances du paysage laïque en France, des nombreuses et difficiles questions qui s’y sont posées ces dernières années. En face, Taslima fait parfois un peu effet bulldozer, avec une franchise teintée de douleur, comme quand elle demande si dans les pays dont la grande majorité n’est pas éduquée il ne faudrait pas établir des dictatures laïques pour y libérer les femmes. C’est évidemment un des enjeux attendus des révolutions arabes en cours que nous attendons tous: la démocratie sera t-elle ou pas un levier progressiste ?
Il faut être confiant dans le genre humain si l’on veut son émancipation: « L’obscurantisme reculera ».

S.J.

Main basse sur l’école publique

novembre 2, 2008

par Eddy KHALDI et Murielle FITOUSSI

Ed. Demopolis, 24 rue du Champ de l’Alouette, 75013 Paris.

Eddy Khaldi, enseignant et militant laïque depuis 25 ans et Murielle Fitoussi, journaliste, auteur d’enquêtes pour les dossiers du Canard enchaîné, montrent comment l’abandon de la carte scolaire, la réalité des nouveaux programmes, les concessions faites sur la laïcité, la suppression de postes d’enseignants, la mutiplication d’établissements d’enseignement privé, constituent autant de mesures qui mettent en cause l’avenir de l’Ecole de la République. Au plus haut sommet de l’Etat, le président de la République bourgeoise explique que l’instituteur est incapable d’apprendre la différence entre le Bien et le Mal.

Avec une grande préision, les auteurs soulignent comment l’enseignement public est décrié, diabolisé et comment les réseaux, agissant dans l’ombre, se sont mis en place pour le détruire.

Jean Moreau

L’histoire est mon combat, par Pierre Vidal-Naquet

mai 1, 2007

LIVRES

L’Histoire est mon combat

par Pierre VIDAL-NAQUET

Entretien avec D. BOUREL et H. Monsacré

Editions Albin-Michel, coll. Itinéraires du savoir

Note de lecture de Jean Moreau dans le n° 756 de mars 2007

Mort en 2006, Pierre Vidal-Naquet, dans ces ultimes entretiens, montre combien sa vie fut celle d’un homme et d’un citoyen toujours en chemin. Si celui-ci – selon son expression – « a pris d’innombrables détours », il témoigne aussi de l’honneur d’exister. Historien, philosophe, philologue, militant républicain, il ne transigea jamais avec le devoir de vérité et de justice.

Depuis ses combats contre la torture et la raison d’Etat lors de la guerre d’Algérie, puis contre le négationnisme pratiqué par les « assassins de la mémoire », enfin pour les immigrés, ce livre relate l’itinéraire d’un homme dont la simplicité égalait le courage, la connaissance et le sens de l’amitié. Le hasard voulut de que l’eusse au téléphone quelques semaines avant son décès: abonné de longue date à la RP, avec une profonde conviction, il réaffirmait l’importance de la lutte pour la justice sociale, la nécessité de ne pas accepter l’intolérable. Enfin, il aimait la poésie, attitude qui construit et embellit le destin des Justes.

La violence

avril 7, 2007

LIVRES

La violence

Par Véronique LE GOAZIOU

Coll. « Idées reçues », Ed. Le Cavalier Bleu, 31 rue de Belfond – 75009 Paris (128 pages, 8,90 euros)

Philosophe, sociologue et ethnologue, Véronique Le Goaziou invite ses lecteurs à garder les yeux ouverts, loin des fantasmes, des rumeurs, des représentations fallacieuses imposées par des medias ou idéologies à la mode. D’où la passionnantes problématique de la démarche. L’auteur part des idées reçues pour les soumettre au libre examen des faits, enrichi par l’exercice d’une connaissance sûre. Ainsi: laviolence résulte-t-elle de notre seule part animale? Sévit-elle surtout parmi les milieux les plus défavorisés? S’accroît-elle de nos jours? etc.

La sociologue explique notamment que la violence, « longtemps a été l’autre: le paysan des villages, le sauvage des contrées lointaines, le libertin, le cruel, le fou, l’errant, le pauvre, à chaque fois celui qui incarnait la figure contraire…« . On le constate encore aujourd’hui avec la figure du sauvageon des cités sensibles. Mais invoquant Hanna Arendt, elle rappelle combien la banalité du mal est en nous et comment il fait distinguer ses diverses manifestations: incivilité, délits, crimes… ainsi que les sources des indicateurs de déliquance et de criminalité. Quels que soient son origine et le lieu du monde où il habite, l’homme est toujours en cours de civilisation et, comme le souligne Norbert Elias dansz La Dynamique de l’Occident, « L’écot que chacun paie à une société à un moment donné, est aussi fonction de ce qu’elle procure à chacun de ses membres… »

Jean MOREAU

(n° 755)

Interview de Colette Chambelland (1999)

avril 6, 2007

INTERVIEW DE COLETTE CHAMBELLAND

pour Maitron.org

à l’occasion de la parution de son livre Pierre Monatte, une autre voix syndicaliste, paru aux Editions de l’Atelier en septembre 1999

Colette Chambelland a déja dirigé un ouvrage sur Le Musée social en son temps, publié aux Presses de l’école normale, Paris, 1998, 402 p. Pour le site Maitron, elle évoque le profil de Pierre Monatte, militant d’action directe.

Le Maitron.org : Vous allez publier en septembre prochain une biographie de Pierre Monatte. Est-ce le premier ouvrage qui lui est consacré ?

Colette Chambelland : C’est le premier en tant que biographie, mais il y avait déjà eu des publications de choix de textes et d’archives puisque avec Jean Maitron nous avions édité en 1968 des extraits de ses archives qui étaient considérables. J’ai publié des textes de Monatte sous le titre de La lutte syndicale chez François Maspéro.

LM : Pierre Monatte est à la fois connu et peu connu, il y a un intérêt réel autour du personnage et en même temps ce n’était pas un syndicaliste qui occupait des fonctions de premier plan.

CC : Non, il a toujours refusé toutes les responsabilités d’organisation. Il avait horreur du monde des permanents. Il n’a donc jamais été permanent dans aucune structure. Sa seule fonction a été sa participation à la Commission des bourses de la CGT pendant quelques années, de 1903 à 1914. Mais ce qui l’a le plus fait connaître, c’est la fondation de La Vie ouvrière sous forme de revue en 1909 et de La Révolution prolétarienne en 1925. La Vie ouvrière paraît encore comme revue de la CGT, mais sous d’autres formes et sous un autre titre, L’Hebdo. Quant à La Révolution prolétarienne, c’était plus une œuvre collective par rapport à La Vie ouvrière, qui était plutôt une création individuelle.

LM : Pouvez-vous caractériser ces revues ? Pourquoi sont-elles restées dans la mémoire et quel a été leur intérêt ?

CC : D’abord parce que le monde des revues était important, surtout pour la période avant 1914. Parce que c’était un milieu libre et on pouvait s’exprimer plus que dans un journal. Monatte aimait souvent rappeler une phrase de Pouget en disant  » le quotidien, le journal, c’est le pain, on l’achète tous les jours ; la revue ou l’hebdo c’est la brioche, on ne l’achète que de temps en temps, c’est une matière plus riche « . Les revues, malgré leur faible tirage ont eu un impact, tout comme la Nouvelle revue française qui avait d’ailleurs à ses débuts des tirages très limités. De plus, l’intérêt réside dans la conception de ces revues, en particulier La Vie ouvrière et après en 1925 La Révolution prolétarienne : ces revues devaient aider à former une action et des militants en les informant sans langue de bois, sans dogmatisme avec une ouverture aussi bien sur des problèmes internationaux que culturels. Il n’y a pas ce côté figé d’une revue militante. C’est très important. C’est pour ça que ces revues ont laissé des traces et qu’on les lit encore car on y trouve énormément d’informations sur le mouvement entre autres. Beaucoup de gens ont écrit dans La Vie ouvrière ou dans La Révolution prolétarienne comme Robert Debré qui est devenu après un très grand pédiatre, Bourguiba, ou les militants anticolonialistes. L’ouverture et le refus d’être simplement l’organe et l’expression d’un parti ou d’un syndicat quels qu’ils soient, est une autre caractéristique de ces revues. Elle s’applique aussi à la vie de Monatte et de ses amis.

LM : Alors pourquoi une biographie et non pas une étude de ces revues ?

CC : Je pense d’abord que la biographie est intéressante car elle permet de resituer l’homme lui-même avec ses caractéristiques, sa vie, et aussi, dans le cas de Monatte, on peut exploiter des archives personnelles et publiques absolument considérables. C’était quelqu’un qui gardait tout, en désordre peut-être, depuis ses cahiers de collège de Brioude. En plus il a tenu un journal personnel de 1928 au matin de sa mort en 1960. Ce sont des documents originaux. On peut saisir l’homme lui-même et pas seulement le militant. Dans la biographie, j’ai voulu lutter contre la vision stéréotypée du militant ouvrier. Il n’était pas ouvrier mais peu importe, il a toujours été pion et correcteur de presse jusqu’à sa mort. C’était surtout un homme de culture et un grand lecteur. Il gardait ses cahiers de lecture et lisait tout avec la même passion. Il a fréquenté aussi beaucoup de milieux intellectuels, à la fin de sa vie, Albert Camus était très proche de lui. Il y a des choses qui m’ont paru intéressantes de relever, par exemple, pendant l’Occupation, il faisait des corrections d’ouvrages pour Gallimard et Grasset par des relations personnelles. C’est lui qui a corrigé L’être et le néant et il a eu des contacts avec Sartre, qui se sont poursuivis après. Ils se sont séparés par la suite en désaccord sur les problèmes du communisme.

LM : Justement quel est le rapport de Monatte à la vie politique, au syndicalisme ? Comment se situe-t-il ?

CC : Il se situe comme un marginal. C’est le côté ni réformiste, ni stalinien. Il a été syndicaliste d’action directe avant 1914. Il s’est opposé très tôt aux déclarations de guerre de 1914, au courant d’Union sacrée qui a submergé le mouvement ouvrier, le liant aux instances gouvernementales. Il a été envoyé sur le front, en première ligne à Verdun, mobilisé après avoir démissionné du comité confédéral de la CGT. Ce n’était pas un pur hasard. En 1917, il a été soulevé d’enthousiasme par le déclenchement de la révolution russe, parce que d’abord il avait connu Trotsky dans les années 1914-1915, et puis il pensait que c’était un souffle révolutionnaire qui allait laver le mouvement ouvrier de la social-démocratie ministérialiste et réformiste. Il est rentré avec beaucoup d’hésitations au parti communiste tardivement, en 1923. Il était rentré comme rédacteur à l’Humanité après avoir fait reparaître La Vie ouvrière sous forme d’hebdo. Il a quitté le PC très tôt en 1924 pour protester contre des méthodes qu’il considérait déjà comme totalitaires, et il s’est opposé très violemment avec ses amis à ce que devenait la révolution en Union soviétique. Ils ont joué un rôle important dans les oppositions de gauche à Staline, sans être inféodés à tel ou tel groupe politique. C’est un problème de l’entre-deux-guerres car on connaît mal le mouvement syndical de cette époque là, c’est donc assez complexe. Par le biais de la biographie, je pense qu’on peut arriver à faire comprendre que tous n’étaient pas dans un courant dominant ni avant 1914, ni après. C’est l’intérêt d’étudier des hommes, comme Monatte, qui veulent garder leur liberté d’esprit. Alors évidemment, le problème de ces gens là, c’est qu’ils sont d’une certaine façon, les vaincus de l’histoire. Mais qui est vaincu qui ne l’est pas, c’est un autre problème, quand on voit la chute du communisme… Il reste, après la biographie, un problème : pourquoi alors que tout le monde dans les années 1930, 1945 pouvait connaître la vérité sur l’Union soviétique, cette vérité n’est-elle pas passée ? Ça reste une grande interrogation. Monatte en parlait dans sa presse, dans les articles. Et pourquoi les intellectuels français, Malraux dans les années 1930, Sartre après, se sont déshonorés en soutenant ce qu’ils auraient dû connaître et ce qu’ils avaient tous les moyens de connaître. C’est aussi vrai pour le colonialisme, dans La Révolution prolétarienne, il y a eu les premiers articles dès 1928 pour défendre l’indépendance, l’Algérie. C’est là qu’est apparu pour la première fois le terme de Vietnam pour l’Indochine. Peut-être qu’on a tort d’avoir raison trop tôt.

LM : D’où vient votre intérêt pour Pierre Monatte ?

CC : C’est un peu compliqué. C’est à la fois un intérêt historique et presque une histoire relativement personnelle, parce que mon père était militant. Pierre Monatte l’a fait venir pour prendre le secrétariat de rédaction de La Vie ouvrière en 1922, quand mon père avait 21 ans. Il a fait partie de l’équipe de fondation de La Révolution prolétarienne. C’est un milieu dans lequel j’ai toujours vécu. Mais c’est en plus un problème historique. Je suis historienne, donc pourquoi ne pas mêler l’approche personnelle et historique. Quand j’étais étudiante en histoire, c’était la période du stalinisme triomphant, tout le monde était communiste. Moi j’étais le monstre qui n’était pas dans la ligne, surtout quand on n’était pas de droite. Donc je trouve qu’il faut perpétuer une certaine idée du mouvement et des choses.

LM : Pensez-vous qu’aujourd’hui des syndicalistes ou des gens qui réfléchissent sur l’évolution de la société peuvent trouver dans la vie de Monatte ou dans ses textes, des éléments de construction de pensées politiques ?

CC : Oui, je pense. Monatte était quelqu’un de très attentif à l’évolution de la société. Il n’était pas du tout quelqu’un de figé sur des certitudes passées. Il a étudié de très près jusqu’à sa mort, les modifications de la classe ouvrière. Ce côté sociologique de la classe ouvrière l’a toujours passionné. Il pensait qu’en devenant permanent à vie, on perdait le contact avec la vie courante des gens. Il appelait ça  » les fuyards de l’atelier « , ces gens qui restent dans une organisation parce que c’est leur gagne-pain. Je lis bien à travers les biographies à quel point c’est vrai pour certaines personnes. Je crois qu’il n’aurait pas aimé être cité en exemple, il ne se pensait pas exemplaire. Il ne voulait pas être la statue du commandeur qui avait toujours raison et qui surveillait les autres. Je pense que c’est une leçon, à la fois de montrer comment le mouvement ouvrier, pour avoir de bons militants, doit avoir des militants qui soient de bons techniciens tout en restant proches de la base, des gens qu’ils défendent, et qui aient aussi une conception d’une culture humaniste. Monatte aimait bien reprendre l’expression de Pelloutier en disant  » il fait être les amants passionnés de la culture de soi-même mais faire une société d’hommes fiers et libres « . Il ne faut pas le voir comme une leçon ni comme un exemple, mais comme une façon de militer, peut-être pas très courante. Mais quand on voit certains échecs du mouvement ouvrier, ce n’était peut-être pas mieux d’avoir d’autres options.

LM : Il y a eu des échecs mais aussi des réussites du mouvement ouvrier auxquelles Monatte a pris sa part…

CC : Il a pris sa part car il était tout à fait partisan des réformes, tout en étant syndicaliste révolutionnaire. C’est pourquoi je préfère le terme de syndicalisme d’action directe. Il n’avait pas ce côté ouvriériste de ceux qui disent qu’il faut maintenir les gens dans la misère pour qu’ils se révoltent et fassent la révolution. Il pensait qu’il faut aussi lutter pour l’amélioration des conditions de vie et comprendre les changements des aspirations des gens, les changements dans leur façon de vivre. C’est très important. Il pensait en plus qu’il fallait être au service des gens qu’on voulait représenter et non pas les dominer.

Paris, le 29 juillet 1999
©
Association des Amis du Maitron 2003

Prix Maitron 2006

mars 3, 2007

« La source Perrier face aux restructurations (1990-2000) »

Le prix Jean Maitron (1000 euros) 2006 a été décerné le 30 novembre à Irène favier pour son mémoire sur « La source Perrier face aux restructurations ou comment déstabiliser les stables » (1990-2000). Histoire sociale d’une entreprise à l’heure des changements culturels« .

Son mémoire a été soutenu à l’université Paris VIII sous la direction de Michel Margairaz.

Signalons la parution du premier volume (de A à Be) d’une série de 12 du Dictionnaire Maitron du mouvement ouvrier-mouvement social. cette nouvelle série couvrira la période de 1940 à 1968. onze autres ouvrages paraîtront prochainement aux Editions de l’Atelier.

Les éditions de l’Atelier lancent une sosucription d’autant plus intéressante qu’elle permettra de recvoir un cd-rom regroupant les 44 premiers volumes.

Editions de l’Atelier, 51-55 rue Hoche, 94200 Ivry-sur-Seine (Tél: +33 (0)1 45 15 20 20 – Fax: +33 (0)1 45 15 20 22) – Site: www.editionsatelier.com ou www.maitron.org

[Extrait du n°755]

Algériens et Français

février 8, 2007

Algériens et Français

Mélanges d’histoire

Ed. L’Harmattan (collection CREAC Histoire). 158 p. 14,50 euros.

Publié avec le concours de la Mairie de Bobigny dans le cadre de « 2003, année de l’Algérie »


Les auteurs: D. Baillet, C. Ben Fradj, M. Bru-Hamouni, G. Fahloun, M. Faivre, J.R. Genty, J. Simon, S. Tchibindat, J. Valette, développent, dans un premier temps, les thèmes de la réglementation de l’immigration algérienne, les politiques des pouvoirs publics quand l’immigration de travail s’achève en 1974, puis dans le quart de siècle suivant. Ils montrent ensuite l’importance de la contribution des Algériens/Nord Africains pour la défense eou la libération de la France. La troisième partie de l’ouvrage met l’accent sur les travailleurs algériens de Bobigny, composante active du mouvement ouvrier français.

R.P. n° 746 (septembre 2004)