Archive for the ‘Internationalisme’ Category

Iran : Le meurtre brutal de Mahsa (Jina) Amini et le harcèlement et l’oppression des femmes sont condamnés

septembre 21, 2022

Le meurtre odieux de Mahsa (Jina Amini), une femme de 22 ans, a provoqué une profonde colère et un profond dégoût parmi les gens à travers le pays.
Le Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de la banlieue condamne fermement ce crime et exige des poursuites, un procès public et la punition de tous les responsables du meurtre de Mahsa Amini.

La « Ershad (Guidance) Patrol » et d’autres forces répressives du gouvernement, qui un jour persécutent les filles, les femmes et les jeunes dans les rues et les centres de détention, le lendemain lancent des gaz lacrymogènes sur les familles inquiètes, un autre jour arrêtent et emprisonnent les travailleurs, les enseignants et les étudiants protestataires et leurs familles ; oui, toutes ces forces répressives et leurs dirigeants doivent être tenus responsables de leurs crimes et de leurs actions répressives.

La liberté d’expression et de vêtements, ainsi que le droit à l’éducation, à l’emploi, au divorce et à la participation à des activités sociales doivent être les pleins droits de tous les habitants du pays, hommes et femmes, et de tout autre groupe social en Iran. La violation systématique et violente des droits des femmes a conduit à l’élargissement de la haine publique envers les forces oppressives au pouvoir. La discrimination structurelle, institutionnalisée et patriarcale à l’égard des filles et des femmes dans le pays doit cesser.

Le mouvement syndical et les organisations de travailleurs indépendants sont de fervents défenseurs de l’égalité entre les hommes et les femmes et s’opposent à l’imposition de tout hijab forcé et obligatoire et d’autres injustices et discriminations contre les femmes et les personnes opprimées en Iran. En tant que travailleuses, travailleurs et personnes démunies qui constituent la majorité absolue de la population du pays, nous devons protester aussi fort que possible contre cette oppression et exiger justice pour Mahsa (Jina) Amini et toutes les autres victimes de politiques misogynes et discriminatoires, qui ont été réprimées criminellement et brutalement par diverses forces de sécurité et de renseignement de l’establishment au pouvoir.

Le Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de la banlieue condamne une fois de plus fermement le meurtre brutal de Mahsa (Jina) Amini et exprime ses sincères condoléances à la famille endeuillée de cet être cher et partage son chagrin et son empathie et se tient face à la colère et aux protestations écrasantes du peuple de Saghez[*] et de tout le pays.

Que la mémoire de Mahsa (Jina) Amini soit chérie !

Honte éternelle aux assassins de Mahsa !

Syndicat des travailleurs de la Compagnie de bus de Téhéran et de la banlieue (Vahed)

17 septembre 2022

Traduit du farsi par nos amis du Réseau syndical international de solidarité et de luttes

[*] Saghez, ou Saqqez, est la ville du Kurdistan iranien d’où venait Mahsa Amini et où ont eu lieu les premières manifestations contre son meurtre. [NDLR]

Deuxième convoi syndical en Ukraine

septembre 18, 2022

D’ici la fin du mois de septembre, le Réseau syndical international de solidarité et de luttes (RSISL) conduira un deuxième convoi syndical de solidarité aux travailleurs et travailleuses d’Ukraine.

Un premier convoi syndical de solidarité aux travailleurs et travailleuses d’Ukraine, organisé par le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, avec des délégations du Brésil, de France, d’Italie, de Lituanie et de Pologne, a eu lieu du 29 avril au 2 mai. Le destinataire du matériel et de l’argent récoltés était le Syndicat indépendant des mineurs (qui réunit également les travailleurs de la sidérurgie et de l’industrie métallurgique) de la ville de Kryvyi Rih. L’organisation Sotsialny Rukh (Mouvement Social) nous a aidés à organiser le convoi et les rencontres sur place.

Selon les recommandations des membres de la résistance ouvrière de Kryvyi Rih, le convoi a donné la priorité à l’acheminement de produits de première nécessité pour les réfugié∙es internes des zones occupées et de la ligne de front, tels que des aliments pour bébés, des plats préparés et de la nourriture de survie non périssable.

Un deuxième lot de marchandises était constitué d’équipements techniques nécessaires dans les zones de la ligne de front et les territoires libérés de l’occupation : groupes électrogènes diesel, batteries, batteries externes, batteries solaires, boîtes à outils, vêtements de travail, sacs de couchage, gants et autres articles indispensables en cas de situation critique de pénurie de nourriture, d’électricité ou de chauffage.

La décision d’envoyer le 2e convoi du Réseau syndical international de solidarité et de luttes en Ukraine a été prise à la suite d’échanges avec des syndicalistes et des militants ukrainiens. Il s’agit de renforcer la résistance de la classe ouvrière contre l’invasion impérialiste russe et les réformes antisyndicales et antisociales du gouvernement ukrainien pendant la guerre.

Combattre les attaques contre les droits des travailleurs et travailleuses commises sous couvert de la guerre

Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur les changements apportés au droit du travail en Ukraine. Les principaux faits et menaces sont les suivants : 

  • Des tentatives de dérégulation du travail avaient déjà été entreprises en 2019 et 2021, mais ont été reportées en raison de l’opposition des syndicats.
  • Depuis mars 2022, elles sont réapparues à l’agenda du gouvernement, « justifiées » par la nécessité d’adopter des mesures spéciales en temps de guerre. La loi martiale rend difficile toute protestation et résistance aux nouvelles conditions.
  • Le 23 mars, la loi scélérate 2136 a été votée au parlement. Elle permet aux employeurs de licencier des travailleurs et d’étendre leur semaine de travail de 40 à 60 heures, sans aucune consultation des syndicats.
  • En vertu du projet de loi 5371 (devenu la loi 2423), les travailleurs des entreprises de moins de 250 salariés – soit environ 70 % de la main-d’œuvre – pourraient perdre leurs garanties en matière de temps de travail et de protection contre les licenciements.
  • En juillet, le Parlement a adopté une loi autorisant les employeurs à cesser de payer les travailleurs qui ont été enrôlés dans l’armée ou se sont portés volontaires.
  • Le 6 août, le président Volodymyr Zelensky a signé une nouvelle loi autorisant les contrats « zéro heure », qui prive les travailleurs de la garantie d’un temps de travail minimum ou maximum et les expose encore davantage à la menace de ne pas pouvoir gagner leur vie, faute de travail suffisant.

Nous demandons le retrait des récentes modifications du droit du travail en Ukraine et le renforcement des droits et du pouvoir des travailleurs, car ils sont la colonne vertébrale  de la guerre. C’est dans ce contexte alarmant que nous devons affirmer la solidarité mondiale de la classe ouvrière. Nos frères et sœurs d’Ukraine, malgré leurs ressources limitées, luttent pour maintenir la résistance à la fois à l’impérialisme russe et aux réformes antisociales du gouvernement ukrainien.

Organisation logistique / Solidarité financière

Selon les rapports du syndicat indépendant des mineurs de la ville de Kryvyi Rikh, les besoins en équipements techniques et médicaux sont encore criants, la priorité sera donc donnée à l’acheminement de ce type de matériel lors du 2e convoi syndical du RSISL.

Les achats et le transport sont coordonnés par le syndicat polonais Inicjatywa Pracownicza (Initiative des travailleurs).

Comment participer ?

En France, l’association « Convoi syndical » qui a participé à de nombreuses actions de solidarité héberge nos dons. Les syndicats, sections syndicales, syndicalistes, travailleurs et travailleuses peuvent :

→ faire un chèque à l’ordre de « Convoi syndical » et l’envoyer à Solidaires, 31 rue de la Grange aux belles, 75010 Paris (en indiquant « convois syndicaux » sur l’enveloppe)
ou
→ effectuer un virement sur le compte du Convoi syndical : FR12 2004 1000 0127 9649 6A02 006 – PSSTFRPPPAR. La Banque postale Centre financier Paris.

Sinon, effectuer un virement directement sur le compte bancaire du syndicat Inicjatywa Pracownicza (Initiative des travailleurs) :
OZZ Inicjatywa Pracownicza
Volkswagen Bank direct
Rondo ONZ 1 00-124 Warszawa, woj. Mazowieckie, Polska
Code BIC/SWIFT : INGBPLPW
IBAN : PL88 2130 0004 2001 0577 6570 0001
TITRE : Donation au convoi syndical / Donation au convoi syndical d’aide aux travailleurs

Les montants reçus seront communiqués, ainsi que l’ensemble des travaux réalisés par le 2e convoi du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. 

Lettre d’Amérique : Comment deux travailleurs ont créé le premier syndicat chez Amazon

juillet 2, 2022

Extrait de La RP n° 817 (juin 2022):

(cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf)

Voir aussi:

Les travailleurs d’Amazon ont voté pour se syndiquer dans un énorme entrepôt de New York

Ukraine : Aide des camarades français

juin 29, 2022

Les représentant·es des syndicats français CGT, CFDT, FO, CFTU, UNSA, FSU, Solidaires, qui ont uni leurs forces pour apporter leur aide à l’Ukraine, ont remis un minibus à la Confédération des syndicats libres d’Ukraine (KVPU).

Ils et elles ont été accueilli·es sur le sol ukrainien par Petro Tuley, responsable adjoint de la KVPU, Margarita Konstantin, responsable de l’organisation locale Dobropilska du syndicat indépendant des travailleurs des mines d’Ukraine de la région de Donetsk, et Kostyantin Usikov, un représentant des jeunes de la KVPU.

Le véhicule de transport, qui a été offert par les syndicats français, sera utile à la KVPU pour l’acheminement rapide de fournitures humanitaires dans les zones touchées par les combats et les tirs de roquettes des belligérants, le transport de personnes depuis les points chauds et d’autres tâches nécessaires et utiles.

En outre, nous attendons de nos frères et sœurs de France l’arrivée d’un envoi de nourriture, de produits d’hygiène, de linge et de vêtements vers notre pays ainsi nous allons également fournir de la nourriture et des produits d’hygiène, des vêtements, des appareils ménagers et du matériel de couchage aux soldat·es ukrainien·nes qui combattent l’ennemi et aux habitant·es des localités situées à proximité des combats et de la zone d’occupation.

Des centaines de syndicats et de syndicalistes de toute la France ont apporté des contributions financières pour aider les Ukrainien·nes dans cette période difficile, pour les soutenir et montrer leur solidarité.

KVPU

(traduit par http://www.laboursolidarity.org)

Rassemblement intersyndical à Genève contre la répression en Iran

juin 18, 2022

Un rassemblement a eu lieu le 10 juin dernier à Genève, devant le siège des Nations Unies, à l’occasion de la conférence annuelle de l’O.I.T., à l’appel des organisations syndicales françaises (CGT, FSU, Solidaires, UNSA) et de deux organisations suisses, pour protester contre la nouvelle campagne de répression antisyndicale entreprise par les autorités de la République islamique d’Iran.

Genève, le 10 juin 2022
Appel à rassemblement

La Confédération du travail de Russie (KTR) soutient le Congrès bélarus des syndicats démocratiques (BKDP)

avril 30, 2022

Le Comité exécutif de la Confédération du travail de Russie (KTR) déclare son soutien total et inconditionnel à notre organisation sœur – le Congrès bélarus des syndicats démocratiques (BKDP)

Le 19 avril 2022, les organes chargés de l’application de la loi de la République du Bélarus ont arrêté les dirigeants du Congrès bélarus des syndicats démocratiques et de ses branches : Aliaksandr Yaroshuk, Siarhei Antusevich, Iryna But-Gusaim, Aliaksandr Evdokimchyk, Vital Chichmarem, Yana Malash, Mikhail Hromau, Vasil Beresneu, Gennady Fedynich, Dzmitry Barodka, Vatslav Oreshko, Mikola Sharakh et Aliaksandr Bukhvostau. Auparavant, Volha Britykova, Zinaida Mikhniuk, Yury Shcherbakou ont été détenus. Toutes ces personnes sont toujours maintenues dans des centres de détention provisoire. Un certain nombre d’autres militants détenus ont été libérés en contrepartie de leur engagement de ne rien divulguer. Le contact avec certains membres des syndicats a été perdu et leur sort est inconnu. La plupart des détenus font actuellement l’objet de poursuites pénales assorties de longues peines de prison, selon les informations reçues par le KTR.

Le travail du BKDP, en tant que centrale syndicale nationale, est complètement paralysé.

Le comité exécutif de la Confédération du travail de Russie constate que cette façon de faire, un cas sans précédent de persécution massive et violent de citoyens en rapport avec l’exercice de leur droit à l’activité syndicale indépendante, a été permis dans la République du Bélarus.

Les syndicats russes et bélarus ont des décennies de coopération étroite et fructueuse dans le domaine de la protection des droits sociaux et du travail et des intérêts des travailleurs des deux pays. La formation, le développement et les activités du Congrès bélarus des syndicats démocratiques et de ses affiliés sectoriels ont évolué sous nos yeux. Nous sommes convaincus que ces activités, dans chacune de ses manifestations, ont un caractère pacifique, légal et positif, et qu’elle est menée dans l’intérêt des citoyens travailleurs de la République du Bélarus. Pendant de nombreuses années, le BDKP a mené à bien sa mission de développement d’institutions démocratiques, de relations humaines et équitables dans la sphère nationale du travail et dans l’ensemble de la société bélarus, dans des conditions difficiles pour lui-même, à savoir une pression constante sur l’activité syndicale, et la lutte pour la reconnaissance de son droit à représenter et à défendre les intérêts des travailleurs ordinaires. C’est pourquoi la centrale syndicale indépendante du Belarus jouit d’une grande autorité dans le mouvement syndical mondial.

La Confédération du travail de Russie considère que l’usage d’une répression dure et ouverte contre les dirigeants du mouvement syndical de la République du Bélarus est inacceptable. Nous appelons les autorités bélarus à prendre des mesures urgentes pour libérer les dirigeants et les militants détenus des organisations syndicales, et à garantir les conditions nécessaires à la poursuite intégrale des activités légitimes du Congrès bélarus des syndicats démocratiques.

La Confédération du travail de Russie déclare son soutien et sa participation à la vaste campagne publique internationale pour la défense du Congrès des syndicats démocratiques du Bélarus, de ses dirigeants et de ses militants.

Comité exécutif de la Confédération du travail de Russie

(Traduction Patrick Le Tréhondat pour http://www.laboursolidarity.org)

Le RSISL organise un convoi en soutien aux travailleurs et travailleuses d’Ukraine

avril 27, 2022

Entre avril et mai, un convoi du Réseau syndical international de Solidarité et de Luttes se rendra en Ukraine et contribuera au renforcement de la résistance de classe dans ce pays contre l’invasion russe. L’initiative vise à faire progresser notre soutien internationaliste, de manière plus proche et plus concrète, avec les délégations syndicales des organisations membres du Réseau.

Les dates exactes restent à définir, mais nous profiterons de la présence de plus de 200 syndicalistes lors de la 4e réunion du Réseau à Dijon (France) pour organiser cette action de solidarité concrète. Le convoi partira vers le 26 avril et sera de retour après le 1er mai.

Cette décision d’envoyer une délégation internationale s’appuie sur de nombreuses discussions avec des syndicalistes indépendants d’Ukraine, de Russie et de Biélorussie. Elle est rendue possible grâce à l’implication de plusieurs organisations qui font partie du Réseau, dans la défense du peuple ukrainien contre l’invasion russe depuis le début des attaques le 24 février.

Une solidarité active est nécessaire
Nous organiserons ce convoi d’aide aux travailleurs avec la conviction que nous devons reprendre la lutte de classe internationaliste, en soutenant les travailleurs qui font face à l’offensive militaire de Poutine et à ses conséquences. Lors des discussions avec des syndicalistes d’ Ukraine et des pays voisins, nous avons particulièrement évoqué les difficultés logistiques en cette période difficile de confrontation avec l’armée russe et nous avons souhaité connaître les besoins les plus urgents de ceux qui vivent sur place.

Selon les déclarations de ceux qui sont en Ukraine, les articles d’urgence sont destinés aux adultes, mais les personnes des autres tranches d’âge ont besoin de beaucoup de choses, comme des aliments pour bébés et des jouets. De nombreuses femmes restent dans le pays parce qu’elles ont décidé de prendre part à la lutte, de ne pas abandonner leurs compagnons et/ou de s’occuper des personnes âgées ou des enfants. Elles survivent difficilement, dans des conditions de pénurie de nourriture, de médicaments, d’eau, de courant et de gaz. C’est dans ce contexte alarmant que nous devons aller au-delà et affirmer notre solidarité avec la classe ouvrière, des gens comme nous, qui avec peu de ressources cherchent à maintenir une résistance déterminée contre les envahisseurs.

Comment soutenir financièrement
Solidaires (France), CSP-Conlutas (Brésil) et Inicjatywa Pracownicza (Pologne), ADL Cobas (Italie) et G1PS (Lituanie) financeront la logistique des collectes, qui seront achetées en fonction des besoins de la classe ouvrière ukrainienne. A l’intérieur du pays, le convoi rencontrera directement des contacts syndicaux et des actions seront organisées de manière appropriée.

Si vous ou votre organisation désirez y contribuer, transférez directement l’argent à Convoi syndical, avec les détails suivants :

Convoi syndical : FR12 2004 1000 0127 9649 6A02 006 – PSSTFRPPPAR – La Banque postale Centre financier Paris.

▪ Soutien à la résistance du peuple ukrainien !
▪ Arrêt de l’occupation militaire russe en Ukraine ; pour la paix !
▪ Solidarité internationale avec tous ceux qui, en Russie, refusent la guerre et le régime dictatorial,
▪ Solidarité avec les mouvements pro-démocratiques en Russie, en Biélorussie et en Ukraine,
▪ Pour un accueil non discriminatoire de tous les réfugiés d’Ukraine, au delà (Afrique, Asie,…) qui souffrent aussi des conflits créés par les pays impérialistes,
▪ Pour une Ukraine libre et souveraine, où les droits des travailleurs sont respectés,
▪ Abolition des dettes, FMI, bas les pattes ! Les travailleurs ne doivent pas payer pour cette guerre impérialiste,
▪ Contre la menace nucléaire. Pour le désarmement nucléaire dans le monde.

Pour ce premier convoi, seront présentes et présents des camarades de :
OZZ Inicjatywa Pracownicza | CSP-Conlutas |
Union Syndicale Solidaires | ADL Cobas | G1PS | Workers Aid (Int) | Sotsyalnyi Rukh

Sur l’Ukraine

avril 23, 2022

Intervention du camarade Christian Mahieux (union syndicale Solidaires) à la rencontre de Dijon du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, à écouter et voir à 1h 42’26 de la vidéo ci-dessous:

Nous soutenons les réfractaires à l’armée russe

avril 4, 2022

Appel de 130 militants antimilitaristes, pacifistes, objecteurs, insoumis, réfractaires, syndicalistes aux armées, disponible ci-dessous au format pdf:

pdf

Les travailleurs d’Amazon ont voté pour se syndiquer dans un énorme entrepôt de New York

avril 1, 2022

(D’après le New York Times du 1er avril 2022)

Les travailleurs d’Amazon ont voté pour se syndiquer dans un énorme entrepôt de New York, dans l’une des plus grandes victoires pour le travail syndiqué en une génération.

Cette victoire pourrait annoncer une nouvelle ère pour les syndicats aux États-Unis.

Malgré le lobbying intensif de l’entreprise, notamment les réunions obligatoires au cours desquelles des professionnels de union-busting (casser du syndicat) « expliquaient » les inconvénients de la syndicalisation, les travailleurs de l’entrepôt ont voté à une large majorité en faveur d’un syndicat. Ce vote a été perçu comme une réprimande du traitement réservé par l’entreprise à ses employés – traitement essentiel du point de vue d’Amazon : les travailleurs sont traités comme des robots. C’est très efficace.

Les travailleurs de l’énorme entrepôt d’Amazon à Staten Island (l’un des cinq grands quartiers de New York) ont voté à une large majorité pour former un syndicat, selon les résultats publiés vendredi, dans une victoire étonnante pour une campagne visant le deuxième plus grand employeur du pays et l’une des plus grandes victoires pour le syndicalisme en une génération.

Les employés ont voté à 2 654 voix pour le syndicat Amazon Labor Union et 2 131 voix contre, une victoire d’environ 10 points de pourcentage, selon un premier décompte publié par le National Labor Relations Board. Plus de 8 300 travailleurs du bâtiment, le seul centre de traitement des commandes d’Amazon à New York, avaient le droit de voter.

La victoire à Staten Island pourrait annoncer une nouvelle ère pour les syndicats aux États-Unis, où la proportion de travailleurs syndiqués a chuté l’année dernière à 10,3 %, le taux le plus bas depuis des décennies, malgré une pénurie de main-d’œuvre généralisée et des poches d’activité syndicale fructueuse.

Aucune victoire syndicale n’est plus importante que la première victoire aux États-Unis chez Amazon, que de nombreux dirigeants syndicaux considèrent comme une menace existentielle pour les normes du travail dans l’ensemble de l’économie parce qu’elle touche de très nombreux secteurs et les domine fréquemment.  Le résultat de Staten Island est intervenu dans la foulée de ce qui s’annonce comme une défaite de justesse dans un grand entrepôt d’Amazon en Alabama, où le vote est suffisamment serré pour que les résultats ne soient pas connus avant plusieurs semaines, car il y a des bulletins de vote contestés.

La force surprenante démontrée par les syndicats sur les deux sites signifie très probablement qu’Amazon devra faire face à des années de pression syndicale de la part de groupes de travailleurs indépendants, de grands syndicats ciblant l’entreprise avec des militants écologistes et autres militants progressistes qui travaillent avec eux. Comme l’a montré une récente série de victoires syndicales chez Starbucks, les victoires sur un site peuvent être un encouragement pour les autres.

Amazon a embauché voracement au cours des deux dernières années et compte désormais 1,6 million d’employés dans le monde. La pandémie a donné aux employés un sentiment croissant de pouvoir tout en alimentant les inquiétudes sur la sécurité au travail. L’entrepôt de Staten Island, connu sous le nom de JFK8, a fait l’objet d’une enquête du New York Times l’année dernière, qui a constaté qu’il était emblématique des tensions du modèle d’emploi d’Amazon.  « La pandémie a fondamentalement changé le paysage du travail », a déclaré John Logan, professeur d’études du travail à l’Université d’État de San Francisco. « Il s’agit juste de savoir si les syndicats peuvent profiter de l’opportunité que cette transformation a ouverte ». Derrick Palmer, qui emballe des boîtes à l’entrepôt et a cofondé l’Amazon Labor Union, a déclaré qu’il s’attendait à ce que d’autres installations suivent Staten Island. « Nous serons les premiers », a-t-il déclaré, « mais cela motivera d’autres travailleurs à se joindre à nous ».