Archive for août 2016

Madeleine Bossière , souvenirs…

août 8, 2016

Publication du CIRA de Marseille (bulletin N°44, mars 2015):

Le texte qui suit est la retranscription (partielle) d’un enregistrement effectué le dimanche 16 mai 2004 au cours d’un repas chez Lucien et Monique Niel aux Mayons (Var). Lucien est le fils de May Picqueray que Madeleine et Roger ont bien connue quelques années avant sa disparition. Étaient présents chez nos hôtes : Madeleine et Roger Bossière, René Gieure, Nicole et Francis Kaigre, Anne Gelys et Maurice Galfré, Gilbert Roth, Felip Equy et Maryvonne Nicola Equy. Madeleine a bien voulu livrer « en vrac » quelques souvenirs.
« Pourquoi tu ne l’écris pas ? »
« Oh non, non, je ne peux pas. Ça me vient en pagaille, ce n’est pas en ordre… »
L’entretien n’était pas préparé ni construit. Il a été retranscrit tel quel, ce qui justifie le langage parlé.

madeleine_bossiere__souvenirs

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Ma guerre d’Espagne à moi, Mika Etchebéhère

août 6, 2016

Extrait de La Révolution prolétarienne n° 790, septembre 2015

« Tu pourrais d’abord dire qu’il commandait sur le front de Madrid » assure Mika Etchebéhère face à la caméra. « Il », c’est Hippolyte, son mari et son compagnon depuis leur jeunesse en Argentine. Puis on les suit de Buenos Aires à la Patagonie, de Berlin à Paris et Madrid, tandis qu’une voix off lit des extraits du livre et que sont insérés des entretiens filmés avec elle et de nombreuses archives cinématographiques.

Anarchistes passés au PC, puis communistes d’opposition, Hippolyte et Mika viennent en Europe à la fin des années 1920. Destination : l’Allemagne où ils assistent, impuissants, aux derniers jours de la république de Weimar et à la victoire du nazisme. Retour à Paris où ils militent avec le groupe « Que faire ? ». Puis, c’est le départ pour l’Espagne avec le sentiment de se trouver là où la révolution se produit enfin. Après la mort d’Hippolyte en août 1936 à la tête d’une colonne du POUM, Mika reste au front car, dit-elle, « j’appartiens à cette guerre et je ne peux la servir qu’ici ». Elle participe aux combats et devient capitaine, puis se consacre à l’alphabétisation des miliciens dans un hôpital de Madrid, et, enfin, parvient à passer la frontière à Irún après la victoire franquiste.

Parmi les « ruines de notre époque », le témoignage de Mika, « beau, nécessaire et efficace », laisse voir non seulement « une femme comme il en existe peu », mais aussi ranime « l’invincible espoir qui est le nôtre » (Julio Cortázar).

L.S.

mika

Coédition Milena-Libertalia, 460 pages.

 

Collections numérisées de la RP

août 4, 2016

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