biographie R. Chéramy

by

Décès de Robert Chéramy

Le 24 août 2002, au Père-Lachaise, ses amis adressaient au camarade, intellectuel militant de la cause ouvrière, Robert Chéramy, le témoignage de leur reconnaissance syndicaliste.

Particulièrement apprécié pour la qualité du travail qu’il accomplit, Robert Chéramy le fut également pour son attachante personnalité, toute de simplicité et de discrétion mais empreinte d’une rigueur intellectuelle et morale jalmais démentie.

Professeur agrégé d’histoire, il fut élève de l’Ecole normale d’instituteurs de Versailles puis élève de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud. Professeur en exercice, il milita au SNES de 1946 à 1968. En 1968; il fut l’un des secrétaires nationaux de la FEN où il assuma d’importantes responsabilités jusqu’à sa retraite en 1980. Durant cette période, il représenta la fédération au Conseil économique et social où il défendit plusieurs rapports remarqués. Il futn aux côtés des militants les plus marquants du mouvement syndical enseignant, un exemple de sagesse, de lucidité dans l’analyse et d’efficacité que nous ne saurions jamais oublier. Historien érudit du mouvement ouvrier, il publia en 1974 La FEN, 25 ans d’unité syndicale.

Sa naissance, en 1920, coïncida avec celle du Syndicat national des instituteurs, SNI, organisation dont il se montra toujours proche compagnon de route. Sa collaboration avec Henri Aigueperse pour la rédaction d’un ouvrage qui parut en 1990, chez SUDEL, sous le titre: Un syndicat pas comme les autres en témoigne. Lire ou relire cet ouvrage, destiné, selon ses auteurs, à informer ceux qui s’intéressent au mouvement social, sur le véritable rôle des enseignants du 1er degré dans la vie poilitique et sociale, nous paraît être le plus cordial hommage que l’on peut décerner à ce militant fidèle de la cause ouvrière.

Les amis de la RP – Robert était abonné depuis plusieurs années à notre revue – présentent à sa compagne Lucienne Chéramy qui prit part à ses côtés à nos luttes communes, l’expression de la plus amicale et attristée sympathie de tous ceux qui veulent continuer son combat.

Jacques FAURE

(La Révolution prolétarienne n°738, septembre 2002)

 

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :