Une aide-soignante sanctionnée à l’hôpital d’Hautmont (Nord)

avril 5, 2020 by

SUD santé sociaux 59, est scandalisé, par la mise à pied à effet immédiat d’une aide-soignante, militante SUD, intervenue ce samedi 4 avril à 6 h 30, à sa prise de poste.

Il lui a été reproché publiquement devant ses collègues, d’être intervenue dans le cadre de son mandat pour d’une part exiger des masques et des test de dépistage pour les soignants.

Les soignants de l’Hôpital local d’HAUMONT, comme tous les soignants de ce pays, exercent actuellement dans le dénuement matériel et malgré cela prennent en charge patients et personnes âgées face à la pandémie.

De façon scandaleuse, leur expression sur le contenu de leur travail, le droit légitime à réclamer une protection minimum, (qui concerne tout à la fois les soignants comme les patients face au coronavirus) et les libertés syndicales sont bafoués.

SUD santé sociaux exige la réintégration immédiate de Laetitia PUISSANT, l’abandon de toute sanction et la mise à disposition des moyens matériels face au coronavirus, parmi lesquels masques et test sont au premier rang.

1995, Victoire, défaite, perspectives…

avril 3, 2020 by

Extrait de Les Utopiques N°12 (hiver 2019-2020).

Ce document est issu d’un bulletin syndical, Le fer peinard, édité par le syndicat des travailleurs et travailleuses du rail de la région SNCF Paris-Sud-Est CFDT (puis SUD-Rail à partir de fin janvier 1996). L’article évoque le mouvement à la SNCF ; des réflexions sur l’auto-organisation, la démocratie, l’unité ; le souci de l’interprofessionnel ; la nécessité de sortir du carcan de la politique institutionnelle ; les conditions de reprise du travail, qui expliquent sans doute, en partie, le sentiment positif autour du souvenir de « 1995 » ; le « syndicalisme de l’an 2000 », avec bien des perspectives encore d’actualité aujourd’hui… Précisons que ce journal était adressé, chaque mois, au domicile de chaque adhérent.e du syndicat (environ 900 personnes), diffusé dans les différents services ferroviaires de la région (de Paris Gare de Lyon à Sens, Auxerre, Montargis, en passant par Villeneuve, Corbeil, Melun…), soit un tirage de 6 000 exemplaires. Il était également envoyé aux autres syndicats CFDT Cheminots et de la « gauche CFDT », dans le cadre d’échanges horizontaux contribuant à enrichir les réflexions de tous et toutes.

Le début du mouvement s’est articulé autour de deux dates : le vendredi 24 novembre, une grève unitaire dans le secteur public et le mardi 28 novembre une journée d’action interprofessionnelle lancée par FO pour défendre la Sécu. Sans parler de la confédération CFDT qui a publiquement soutenu le plan Juppé dès sa présentation, les réactions de nombre de structures syndicales ne sont pas à la hauteur : FO met en avant sa date du 28 ; la confédération et les fédérations CGT appellent au dernier moment au 28 en plus du 24, mais sous forme de deux grèves de 24 heures successives. Quelques collectifs syndicaux CFDT appellent à rompre avec ces jeux mortifères et lancent un appel à la grève reconductible, en assemblées générales, à partir du jeudi 24, avec le mardi 28 en perspective, travaillant pour que la dynamique ainsi créée dépasse ces dates. La manifestation nationale pour les droits des femmes, préparée de longue date par de très nombreuses organisations, pour le samedi 25 novembre sera une réussite et contribuera aussi à mettre en place cette ambiance propice à un mouvement de masse dans la durée. Il en est de même de l’ébullition qui touchait les universités depuis mi-octobre.

Christian Mahieux

à lire sur le site des Utopiques

Des masques de qualité, des tests systématiques !

avril 2, 2020 by

Interviews de syndicalistes (FO) des hôpitaux de Saint-Nazaire et Nantes, extrait de L’Ouest syndicaliste N°708 (avril 2020) :

cliquer sur l’image pour ouvrir ou télécharger le pdf

Appel international des centres d’appels

avril 1, 2020 by

Depuis plusieurs semaines, des millions de travailleur-ses à travers le monde, continuent de travailler dans leurs centres d’appels afin de prendre des appels voire d’en émettre pour vendre des abonnements téléphoniques ou des assurances…

cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Un numéro vert d’appui syndical

mars 30, 2020 by

A partir d’aujourd’hui, l’Union syndicale Solidaires met en place un numéro vert d’appui syndical : le 0 805 37 21 34.

Ce gouvernement est-il « en guerre» contre le coronavirus ou contre les droits des salariés ?

mars 25, 2020 by

Les unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT, FO, Solidaires, FSU, avec l’UNEF et l’UNL, rejettent la loi relative à l’ « état d’urgence sanitaire » adoptée hier à l’Assemblée nationale : cette loi ne prend aucune mesure destinée à fabriquer en urgence des stocks massifs de masques FFP2, aucune mesure pour ouvrir des lits de réanimation et de soins intensifs dans les hôpitaux, aucune mesure pour organiser le dépistage systématique comme c’est le cas dans d’autres pays.

En revanche, cette loi permet d’habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnances pour remettre en cause les droits et libertés des salarié.e.s pour une durée indéterminée, notamment en matière de congés payés, de réduction du temps de travail, de repos hebdomadaire ou de liberté de réunion. Pour les URIF, cette loi reste plus que jamais inacceptable.

Les URIF s’inquiètent de la dégradation des libertés publiques, avec le durcissement des conditions de déplacement, la mise en place de couvre-feux et le renforcement des sanctions. Les URIF s’indignent des propos tenus par l’exécutif qui visent à rendre la population responsable de la propagation du virus : si la population respecte scrupuleusement les mesures de confinement, il n’en est pas de même de ce gouvernement, qui refuse de mettre en œuvre les mesures de protection des salarié.e.s, en arrêtant l’activité des entreprises non indispensable à la vie de la Nation pendant cette période. Pour les URIF, c’est bien son incurie qui est responsable de la propagation du virus. A ce titre, les URIF condamnent les mensonges du ministre de la Santé lorsqu’il déclare, mardi 17 mars, sur France inter : « Nous avons assez de masques aujourd’hui pour permettre aux soignants d’être armés face à la maladie et de soigner les malades. ». C’est faux, et les professionnel.le.s de santé le subissent, jour après jour, à leur dépens. Faute de disposer de masques FFP2 en nombre suffisant, la direction de l’assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) annonce qu’en 48h, le nombre de personnels soignants affectés par le COVID-19 est passé de 300 à presque 500. Nous assistons à un véritable scandale d’État, où les recommandations médicales s’ajustent aux contraintes économiques. Les URIF réaffirment que le moyen le plus efficace pour conjurer la catastrophe sanitaire annoncée, c’est bien évidemment de respecter les gestes barrières, c’est aussi et surtout de rétablir tout de suite les lits qui ont été supprimés depuis des années, de créer sans attendre les postes nécessaires à la prise en charge de tous les patient.e.s (ceux atteints du Covid-19 et les autres) et de doter tous les personnels hospitaliers des masques FFP2 indispensables à leur protection.

Les URIF rappellent que ce sont les agent.e.s des « régimes spéciaux », agent.e.s de la Fonction publique et salarié.e.s qui ont des missions de service public (soignant.e.s en premier lieu, transports publics, enseignement, forces de police, services sociaux, administration pénitentiaire, ramassage des déchets… ) qui sont en première ligne et doivent assumer ces missions le plus souvent sans aucune protection (masque, gants, gels). Elles rappellent que beaucoup de ces métiers sont féminisés alors que les femmes ont les salaires les plus bas et qu’elles sont les grandes perdantes de la « réforme » des retraites. Dans cette situation, les salarié.e.s de nombreux secteurs sont eux aussi confronté.e.s au refus, de l’État, des collectivités territoriales et des employeurs de prendre les mesures de protection qui s’imposent, à tel point qu’ils font valoir leur droit de retrait et qu’ils-elles exigent la fermeture de l’entreprise ou du service public quand ils-elles le jugent indispensable pour leur sécurité. Les URIF sont aux côtés de toutes les structures syndicales qui interviennent dans des conditions très difficiles pour faire respecter le droit du travail et soutiennent les salarié.e.s qui décident de se mettre en grève pour défendre leurs droits.

Les URIF dénoncent la volonté du patronat de tenter de mettre au pas les salarié.e.s, en rédigeant un « guide de bonnes pratiques » à mettre en œuvre dans les entreprises, qui serait soumis à l’aval des organisations syndicales. Si certains appellent de leurs vœux à « l’ union sacrée » avec le gouvernement ou le patronat, nous réaffirmons, pour notre part, que nous ne participerons d’aucun dispositif qui viserait à nous transformer en auxiliaire chargé de mettre en œuvre une nouvelle dégradation des droits et protections de l’ensemble des salarié.e.s. Après avoir annoncé le report de la « réforme » de l’assurance chômage ainsi que le report de la « réforme » des retraites, le gouvernement vient d’annoncer la suspension du jour de carence.

Les URIF tiennent à rappeler qu’elles exigent, non pas le report ou la suspension de toutes ces contre-réformes, mais leur retrait pur et simple.

Les URIF ont écrit au préfet de région pour trouver une solution au déplacement des mandaté.e.s syndicaux-ales : à ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse, ce qui contribue à entraver sérieusement notre capacité à intervenir et faire respecter le droit du travail dans les entreprises d’Ile-de-France. Cette situation ne saurait durer plus longtemps : nos organisations interpellent solennellement le préfet de région afin que des solutions urgentes soient trouvées.

Paris, le 23 mars 2020

Pendant la crise sanitaire on rogne nos droits !

mars 24, 2020 by

Tract de SUD-PTT:

cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Lutte virale : un site pour signaler les problèmes de sécurité sanitaire au travail

mars 24, 2020 by

Lancé par la CGT Ingés Cadres Tech, la CGT de l’inspection du travail et la CGT de la DARES, le site luttevirale.fr  propose à tous les salariés de France de signaler les problèmes de sécurité sanitaire au travail dans le cadre de la crise du coronavirus.

La stratégie du gouvernement français, qui consiste à maintenir la production en garantissant la sécurité sanitaire aux salariés sur le lieu de travail, continue d’inquiéter les syndicats. Alors que l’Italie a décidé de fermer les entreprises dont la production n’est pas essentielle, les créateurs du site dénoncent « l’impossibilité d’avoir d’un côté des mesures inédites de restriction de circulation et des libertés individuelles et de l’autre un maintien de l’activité économique ».

Le droit de grève est vital aux travailleurs et travailleuses au Portugal et dans le monde

mars 23, 2020 by

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes dénoncent la suspension du droit de grève décrété le 19 mars par le gouvernement du Portugal. L’état d’urgence permet ainsi les licenciements sans résistance, dans l’obéissance et le silence. Les entreprises profitent de cette aubaine pour licencier des centaines de travailleurs et travailleuses : Groundforce, TAP, restaurants, hôtels, services…

C’est la grève des travailleurs et des travailleuses des ports, des aéroports et de Auto Europa qui a imposé la mise en place de mesures de protection qui ont aidé à contenir la contagion. Mais partout dans le monde, les gouvernements, à travers leurs décrets d’urgence, ne font que protéger la rémunération milliardaire des actionnaires, les profits des entreprises aux dépens de la santé et de la vie de la population.

Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes exige que le droit de grève soit respecté au Portugal et dans le monde pour que les travailleurs et travailleuses des secteurs essentiels arrachent aux patrons le matériel de protection nécessaire contre le Covid 19 et que, dans tous les autres secteurs, ils et elles soient à la maison sans réduction de salaire.

Veille sanitaire du BTP dans le Rhône

mars 23, 2020 by

Ne restez pas seul et isolé si on vous demande de reprendre le travail. Faites vous connaitre.