Journée internationale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

novembre 22, 2020 by

Communiqué unitaire CGT, FSU, Solidaires, Collectif National pour les Droits des Femmes, Marche Mondiale des Femmes etc.

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Éclipse de la raison

novembre 18, 2020 by

… la lecture de la revue Yggdrasil donne à voir, page après page, une éclipse de la raison. Cette raison que l’on pourrait nommer tournure d’esprit sceptique, esprit d’enquête, ou circonspection intellectuelle. […] Une raison, comme le disait Nietzsche, qui se nourrit d’une « méfiance instinctive pour les aberrations de la pensée » et qui se met dès lors en quête d’élucidation. Qu’on en juge : […] Réflexologie sexuelle issue du Tantra, sacralisation de la pureté de l’enfance, danses rituelles, magie : rien n’est épargné au lecteur. Lorsque la réalité perd tout sens ou contenu objectif, on s’efforce de lui en redonner par la magie.

La revue propose ainsi le résumé d’un stage « écoféministe » en compagnie de l’activiste américaine Starhawk, qui se présente comme une sorcière défendant la spiritualité païenne « wicca », ainsi définie : « On se retrouve, on envoie une opportunité. » Diverses actions rituelles s’ensuivent : le « crépage d’aura », qui libère la parole sacrée, chaque participant se mettant à psalmodier les mots « compassion », « corps », « sensualité », « soin », « sororité », « coopération », « enfants » ; le rituel qui libère le « cerveau ludique » et offre un repos bien mérité au « cerveau critique » ; la reconnexion au tout de la nature, l’ouverture à la spiritualité « écosystémique », à la « déesse Terre » qui s’incarne miraculeusement sous la forme des arbres ; la méditation sur le temps profond qui, pour guérir de l’éco-anxiété, invite chacun à la résorption dans un « grand chaudron amibien ». Enfin, l’acmé : la danse spirale destinée à convoquer de l’énergie, à la sentir et à la partager pour en faire un « cône qu’on envoie – par communion entre humains et avec les non-humains, la Vie et la Nature – vers l’univers ». Cela fera 260 euros pour les trois jours. Par bonheur, puisque nous sommes tous « interconnectés », les amateurs dans l’impossibilité de se rendre physiquement aux stages de Starhawk pourront toujours consulter le site de la sorcière et s’acheter, par paiement sécurisé bien évidemment, un e-rituel. Cela fera 16 euros l’heure et demie.

Renaud Garcia, La Collapsologie ou l’écologie mutilée, L’échappée, 2020.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon

novembre 10, 2020 by

Déclaration de plusieurs éditeurs:

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Voir aussi:

Guérilleros, France 1944. Une contre-enquête

novembre 9, 2020 by

Nos amis des éditions Spartacus publient:

Malgré l’hostilité des autorités lors de leur arrivée en France en 1939, les réfugiés espagnols furent des milliers, sous l’Occupation, à mener des actions de résistance puis à participer aux combats de la Libération.

À partir de 1941, le Parti communiste d’Espagne (PCE), ayant créé une Union nationale espagnole qui se voulait rassembleuse de l’émigration, forma des groupes armés, les agrupaciónes de guerrilleros, avec un objectif double : « Libérer la France pour libérer l’Espagne. »

Dans l’été de 1944, dans les départements libérés le long de la frontière avec l’Espagne, alors que les autres combattants de la Résistance formaient des unités qui allaient se joindre aux armées alliées, les guérilleros entreprirent des actions d’infiltration en Espagne et une opération de plus grande envergure qui eut lieu en octobre 1944 dans le Val d’Aran.

Pour ces opérations, les militants du PCE eurent recours à tous les moyens pour recruter des combattants. Ils cherchèrent également à faire taire les critiques que pouvaient susciter leurs projets d’actions en Espagne. Dans ces quelques semaines de l’automne de 1944 où ils furent largement maîtres du côté français de la frontière, ils éliminèrent des opposants réels ou supposés, des crimes qui passèrent largement inaperçus dans cette période dominée par ceux commis à une toute autre échelle par les occupants nazis, le régime de Vichy et la dictature franquiste.

Henri Melich, réfugié en France avec ses parents depuis février 1939, participa aux combats de la libération de l’Aude dans un maquis FTP qu’il avait rejoint début 1944. Ceux-ci terminés, il s’enrôla dans la 5e Brigade de guérilleros de l’Aude. Au retour d’une mission d’incursion en Espagne, il apprit que le commandement de cette Brigade avait fait exécuter plusieurs de ses amis. Il n’a eu de cesse depuis que de faire la lumière sur ces assassinats et de rétablir la dignité des victimes, que leurs bourreaux et les soutiens de ceux-ci n’hésitèrent pas, pour se disculper, à accuser d’être des « traîtres », des « agents de Franco ».

Un détour de l’Histoire conduisit, dans les années 1950, les auteurs de ces assassinats à avouer ces crimes et à en révéler d’autres. Si l’étendue des éliminations commises par les guérilleros en France et leurs motivations restent à déterminer, l’enquête menée par Henri Melich et Christophe Castellano établit de façon irréfutable l’identité de 13 de leurs victimes et les circonstances de leur assassinat, et replace celui-ci dans l’histoire des relations entre le PCE et les révolutionnaires espagnols.

Avant-propos de Geneviève Dreyfus-Armand.

Série B n°205. Octobre 2020. ISBN 979-10-94106-37-2. Prix : 13 €

Frotter frotter ! Il faut payer !

novembre 4, 2020 by
Bobbyodet chante pour soutenir les grévistes de l’hôtel Ibis des Batignolles.

Rencontre internationale Amazon

novembre 1, 2020 by

Une cinquantaine de travailleurs et travailleuses d’Amazon se sont rencontré·es, par visioconférence pour la majorité, du fait des restrictions nécessaires de déplacement en période d’épidémie. Ils et elles représentaient les entrepôts d’Amazon de France, Italie, Espagne, Allemagne, Pologne, des États-Unis et du Canada. Les témoignages sont unanimes : Amazon, dont le chiffre d’affaire est astronomique, met une pression maximale sur les salarié·es, n’hésitant pas à se mettre en défaut vis à vis des législations du travail internationales et de certains pays. Salaires, conditions de travail exécrables, management très agressif et inhumain, négligence coupable de la multinationale vis à vis de ses obligations en matière de santé et de sécurité, surtout en période de pandémie : rien n’est épargné aux salarié·es !

Durant la rencontre, les participant·es sont revenu·es sur la mobilisation et l’action en justice en France, la condamnation d’Amazon par les tribunaux, et la fermeture de tous les entrepôts qui s’en est suivie, Amazon ayant été contrainte de payer leurs salaires au salarié·es pendant la période de fermeture de cinq semaines. La lutte a payé ; mais dans d’autre pays, les lanceurs d’alertes dans les entrepôts surpeuplés et exposés à la contamination sans protection suffisante, comme aux États-Unis, ont été tout simplement licenciés. Aujourd’hui, les salarié-es des entrepôts français subissent une répression cachée qui vise à la punir implicitement de leurs actions et mobilisations des mois précédents. Le respect des critères de sécurité dans les entrepôts devient un moyen de les surveiller et de les dissuader de recommencer.. à se mobiliser. Même chose en Allemagne, où les règles de sécurité servent aussi à tenter de mettre en défaut les personnels et de prétexte, dans certains cas, à des procédures de licenciement. Ignoble retour du bâton de la part de la multinationale, qui utilise les légitimes revendications des salarié·es contre eux : par exemple, le nécessaire respect des distances de sécurité est difficile à tenir tout le temps, étant donné la nature et le rythme de travail dans les entrepôts et les quotas de productivité imposés aux salarié·es. Amazon guette les faux pas.

Les salaires versés par Amazon restent anémiques et très éloignés des faramineux bénéfices, de dizaines de milliards d’euros qui ont décollés surtout durant la période du confinement dans différents pays. La multinationale multiplie partout les pressions antisyndicales, visant les syndicalistes les plus actifs pour les décourager par tous les moyens, y compris les licenciements.

La rencontre s’est achevée sur les décisions suivantes, outre les campagnes communes discutées :
• Une rencontre est prévue courant janvier-février prochain à Berlin si les conditions le permettent.
• Participation au prochain conférence de Labor Notes en avril à Chicago.
• Rencontre en Italie à l’automne prochain.

http://www.laboursolidarity.org

Message aux abonné-e-s

octobre 30, 2020 by

Le reconfinement va compliquer nos possibilités d’impression du prochain numéro et peut-être le calendrier habituel de la prochaine A.G.

Nous invitons tou-te-s nos abonné-e-s à nous signaler leurs adresses mails par un message à redactionrp@gmail.com avec leur nom, prénom et leur commune (celle de réception habituelle de La RP), afin de pointer sur le fichier de routage. Nous pourrons ainsi communiquer plus facilement et plus rapidement avec vous si besoin.

Amicalement,

Stéphane

Contre tous les intégrismes, qu’ils soient politiques ou religieux, il faut agir!

octobre 25, 2020 by

L’Union Fédérale SUD Industrie tient tout d’abord à apporter toute sa solidarité et son soutien à la famille et aux proches de l’enseignant assassiné, ainsi qu’à tout le personnel de l’éducation nationale. Au-delà de notre vision interprofessionnelle, nous sommes tous concernés : c’est bien la barbarie qui a frappé la semaine dernière en visant les principes de liberté d’expression et de laïcité, qui doivent être enseignés aux enfants, tout comme le droit à la caricature. C’est aussi l’occasion de rappeler avec solennité notre attachement à l’école publique, laïque et gratuite, ainsi qu’à tout son personnel.

Il ne s’agit ni d’un incident, ni d’un acte isolé, mais bel et bien de la traduction d’une idéologie intégriste religieuse, la même dont se sont réclamés les auteurs des attentats contre Charlie Hebdo ou l’hyper-Casher, la même qui radicalise et conduit à des dérives sectaires et qui porte un nom : l’islamisme politique. Il faut clairement nommer les choses dans une période où justement les amalgames naissent à tort et à travers. L’islamisme politique, qui tente de faire croire qu’il s’exprime au nom des «musulmans», doit être sévèrement combattu. Le combat antiraciste doit être à la fois une lutte de tous les instants, et déjà dans nos entreprises contre les discriminations, tout en luttant avec autant de vigueur contre les fascistes politiques et religieux.

Il n’y a pas de monopole concernant l’intégrisme religieux, car chaque courant en contient… Ainsi, comme nous l’avons déjà écrit et porté dans le passé, toutes les organisations intégristes qui divisent la classe ouvrière en souhaitant développer le communautarisme sont des ennemies des travailleurs. Pire, elles tentent par tous les moyens de pénétrer la société, y compris le mouvement syndical. Pour toutes ces raisons, les organisations identitaires, fascisantes, intégristes, et celles et ceux qui les soutiennent en tentant de se donner une vitrine plus politiquement correcte, doivent être bannies des rapports avec Solidaires et l’ensemble du mouvement social.

Qu’il s’agisse par exemple de Civitas (catholicisme intégriste), de la LDJ (ligue de défense juive)ou du CCIF (faux nez de islamisme politique), qui ne sont qu’un miroir,il faut bien entendu les dissoudre et mettre à mal ces organisations par tous les moyens ainsi que celles et ceux qui soutiennent leurs idéologies mortifères ; la lutte antifasciste ne peut cependant faire confiance au gouvernement pour y arriver, car c’est bien par la mobilisation syndicale que nous pouvons au quotidien nous opposer à ces discours de haine et permettre d’unir les travailleurs pour construire une société débarrassée de toutes les exploitations.

D’ici-là, soyons clairs, pour tous les intégrismes politiques et religieux :

No Pasaran !

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Hommage des kurdes à Samuel

octobre 19, 2020 by

Appel unitaire à manifestations

octobre 17, 2020 by