Soirée de soutien à la lutte pour la régularisation des travailleurs sans papiers

juin 23, 2022 by

Samedi 25 juin, soirée de soutien à la lutte pour la régularisation des travailleurs sans papiers : Rdv à partir de 19h à Alfortville

Rassemblement intersyndical à Genève contre la répression en Iran

juin 18, 2022 by

Un rassemblement a eu lieu le 10 juin dernier à Genève, devant le siège des Nations Unies, à l’occasion de la conférence annuelle de l’O.I.T., à l’appel des organisations syndicales françaises (CGT, FSU, Solidaires, UNSA) et de deux organisations suisses, pour protester contre la nouvelle campagne de répression antisyndicale entreprise par les autorités de la République islamique d’Iran.

Genève, le 10 juin 2022
Appel à rassemblement

Réflexions sur « Racecraft ou l’esprit de l’inégalité aux États-Unis »

juin 15, 2022 by

En France, l’importation et la promotion des catégories identitaires états-uniennes présentent notamment l’avantage inappréciable de favoriser des carrières universitaires et politiques et de repeindre le conformisme et l’arrivisme le plus banal aux couleurs de la subversion. Les récents remaniements ministériels sont une parfaite illustration de ce phénomène. Ainsi, tandis que Mme Borne dédiait, de façon émouvante, son accession au poste de premier ministre à toutes les « petites filles », le nouveau ministre de l’éducation nationale, l’historien Pap Ndiaye, considérait pour sa part sa nomination comme un « symbole de la méritocratie et de la diversité ». Les femmes et les « racisés » ayant enfin leur ministre, on peut, en bonne logique intersectionnelle, espérer que les classes exploitées auront bientôt le leur, en dépit du fait que, à la différence de la « race » et du genre, on ne peut faire « arriver » la femme de ménage ou l’ouvrier qu’en les sortant de leur classe et que, devenant ministre ou professeur d’université, le prolétaire cesse par là-même d’en être un.

Les attaques pavloviennes que subit le nouveau ministre de l’Éducation nationale de la part de l’extrême-droite, ainsi que les défenses tout aussi pavloviennes dont il fait l’objet de la part de la gauche dite radicale, ne doivent pas nous leurrer sur le sens de l’opération. M. Macron, l’homme du « en même temps », devenu l’homme du « successivement », criant, le lundi, haro sur les « islamo-gauchistes » avec Blanquer puis, le mardi, saluant la diversité avec l’une des cibles implicites de ce dernier, sait jouer sur l’air du temps et donner tour à tour satisfaction à des segments opposés de l’opinion publique. À son corps défendant, cependant, il démontre le caractère très peu subversif de catégories comme celles de la « race sociale » que certains prétendent utiliser comme un bélier contre l’ordre dominant, alors qu’il ne s’agit, le plus souvent, que d’un levier pour ses promoteurs.

Quelques mois avant la promotion de M. Ndiaye au poste de ministre, Gérard Noiriel, coauteur avec Stéphane Beaud du livre Race et sciences sociales (Agone, 2021) qui leur avait valu de nombreuses attaques personnelles, avait décortiqué de manière posée la volonté de l’historien-futur ministre de promouvoir les noirs au rang de communauté et de « race » à l’américaine, en s’appuyant sur le maître livre des sœurs Fields, Racecraft – ou L’esprit de l’inégalité aux États-Unis (Agone, 2021) dont il dénonçait, à juste titre, la conspiration du silence ayant entouré la publication de sa traduction française. Depuis, M. Noiriel n’est toujours pas ministre. Étonnant, non ?

Irène Pivarec

Lire « Race », sorcellerie, racisme. Réflexions sur un livre récent de Gérard Noiriel sur son blog : https://noiriel.wordpress.com/2022/02/03/race-sorcellerie-racisme-reflexions-sur-un-livre-recent/

Entretien avec Charles Jacquier : Du Front populaire à la Nupes, la trahison au fond des urnes ?

juin 8, 2022 by

Entretien avec notre camarade Charles Jacquier paru dans CQFD n°210 (juin 2022):

(cliquer sur l’mage pour ouvrir le pdf)

La Révolution prolétarienne N°817

juin 3, 2022 by

Le numéro de juin 2022 comprend 36 pages, avec au sommaire:

→ Entre guerre et élections : la grève à venir (éditorial)

→ A.G. 2022 des Amis de La RP

→ Une conférence sur les UL à la CGT (Michel T.)

→ Congrès national de la CGT Éduc’action (Ronan Vibert)

→ Filpac CGT Une fédération en crise (J.-Y. Lesage)

→ Syndicalistes donc internationalistes : délégations syndicales en Ukraine (Pierre C. et Ch. Mahieux)

→ 4e rencontres du Réseau Syndical International de Solidarité et de Lutte (Gabriel K.)

→ Réflexions sur l’essor de la politique de l’identité et le déclin du discours de classe (Nedjib Sidi Moussa)

→ L’enjeu du salaire dans la santé en France et en Belgique (Faïza et Baptiste)

→ Des travailleurs votent en faveur de la démocratie syndicale au Mexique

→ Nous pouvons vivre sans banquiers, mais pas sans personnel sanitaire, sans camionneurs ou sans travailleurs agricoles (entretien avec Raquel Varela)

→ Les concepts qui nous modèlent (entretien avec José Manuel Naredo)

→ L’inhumain, l’humain (J. Demorgon)

→ Organisons notre autodéfense sanitaire !

→ Espagne : Attention : travailler peut tuer

→ Livres ; Morceaux choisis

→ Lettre d’Amérique : Comment deux travailleurs ont créé le premier syndicat chez Amazon. (D. Ball)

Nous nous excusons pour un problème d’agrafage insuffisant sur ce numéro. L’abonnement reste au même tarif depuis vingt ans (par chèque de 23 euros à l’ordre des Amis de la Révolution prolétarienne), il commence au numéro et routage suivants, donc le n°818 de septembre dorénavant. Quelques petits dépôts à prix spécial aux librairies habituelles pourront être bientôt faits en fonction des disponibilités des camarades du secteur. Les organisations syndicales pourront recevoir un numéro de septembre gratuit sur demande.

Nouvelle édition des « Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression » de Simone Weil

mai 30, 2022 by

Philosophe, enseignante, syndicaliste, ouvrière, brièvement milicienne dans le Groupe international de la Colonne Durruti, Simone Weil (1909-1943) collabora activement à La Révolution prolétarienne de 1932 à 1937, y publiant notamment ses célèbres articles « Perspectives. Allons-nous vers la révolution prolétarienne ? » (n° 158, 25 août 1933) et « La vie et la grève des ouvrières métallos » (n° 224, 10 juin 1936). Parallèlement, elle écrivit aussi dans La Critique sociale de Boris Souvarine jusqu’en 1934 et rédigea cette année-là ses Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale, pour le dernier numéro de cette revue qui, finalement, ne vit pas le jour. Considérant ce texte comme son premier « Grand Œuvre » – le second est L’Enracinement, écrit en 1943 – il fait aujourd’hui l’objet d’une édition critique due à Robert Chenavier, éditeur de ses Œuvres complètes chez Gallimard, qui devrait intéresser toutes celles et tous ceux qui veulent éviter de « périr impuissants à la fois à réussir et à comprendre ». Nous reviendrons sur la collaboration de Simone Weil à La Révolution prolétarienne dans notre numéro de septembre.

Amazon, Bolloré, guerre en Ukraine : l’édition dans la lutte des classes

mai 26, 2022 by

Éditeur associatif partie prenante du mouvement social, Syllepse a récemment publié trois textes, sur des sujets différents, qui ouvrent des perspective de résistance commune, de solidarité concrète.

Ce n’est pas aux lecteurs et lectrices de payer la lutte contre Amazon

Le 30 décembre 2021, la loi « visant à conforter l’économie du livre et à renforcer l’équité et la confiance entre ses acteurs » a été promulguée. Elle entend imposer aux lecteur·trices des frais de port pour tour achat en ligne de livres. Ces frais seront arrêtés par décret qui n’a pas été publié à ce jour.

Géraldine Bannier (MoDem), rapporteure de la loi, a reconnu qu’« il est […] possible que cette mesure [les frais de ports] conduise à des ventes moindres [de livres] ou à des reports vers d’autres marchés ». On appréciera le terme « marchés ». La rapporteure ajoute que la mesure devra faire l’objet d’une évaluation dans deux ans pour bien mesurer ses « répercussions sur la vie réelle ». Et surtout sur le pouvoir d’achat des lecteur·trices.

Au même moment, nous apprenions, grâce en partie aux révélations du syndicat Sud-PTT, auteur de Syllepse, que la Poste, dont l’État est le principal actionnaire, avait passé un accord commercial secret avec Amazon, lui accordant des tarifs postaux avantageux. Face ces révélations, la Poste, quant à elle, invoque la loi Macron du 30 juillet 2018 sur le secret des affaires. Et quelles affaires alors qu’une centaine de salariés sans papiers qui travaillent pour Chronopost à Alfortville (Val-de-Marne) via ses sous-traitants, et qui ont été exploités pour des salaires de misère durant des mois, se battent pour leur régularisation. Au secours Molière, Tartuffe est de retour !

Côté cour, LREM, alliée aux Républicains, accable donc les lecteur·trices de frais postaux au prétexte de lutter contre Amazon, côté jardin, elle accorde à l’ogre de la vente par internet ses faveurs financières avec la Poste, sans parler de sa grande tolérance à l’« optimisation fiscale » du géant numérique. Comble, la loi adoptée précise que l’arrêté tient compte des tarifs proposés par les prestataires de services postaux sur le marché ». À quels tarifs postaux fait-on référence : ceux de l’accord secret avec Amazon ou ceux qui sont appliqués au plus grand nombre ?

Pour leur part, les éditions Syllepse exigent :

• La levée du secret commercial qui lie la Poste à Amazon ;

• Plus généralement, la mise en place d’un tarif postal particulier pour l’envoi de livres qui permette aux libraires d’assumer ces frais de port et ne pénalise pas les lecteur·trices.

Nous n’oublions pas non plus les salarié·es d’Amazon qui se battent pour l’amélioration de leurs conditions de travail et la reconnaissance de leurs droits élémentaires face à une entreprise qui fait montre en permanence d’une rare violence antisociale. Le dernier exemple en date étant les manœuvres éhontées dont elle a fait preuve contre les travailleur·euses de son dépôt dans l’Alabama (États-Unis) pour les décourager de se syndiquer.

Paris, le 16 février 2022, les éditions Syllepse

Bolloré: Main basse sur le livre

L’OPA que va lancer le groupe Vivendi sur Lagardère va provoquer un séisme pour le monde de l’édition et du livre. En effet, la fusion, ou tout au moins la combinaison dans un seul groupe, d’Éditis (branche d’édition de Vivendi, numéro 2 de l’édition en France avec 725 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020) et de la branche d’édition de Lagardère, Hachette Livre (2,4 milliards de chiffre d’affaires en 2020), représentera à terme la moitié du chiffre d’affaires de l’édition en France.

Cette opération n’est probablement qu’une étape dans l’accaparement par Vincent Bolloré des moyens de communication et de diffusion des idées et leur soumission à une idéologie nauséabonde. Rappelons la captation de la chaîne iTélé, devenue Cnews, qui avait conduit à sa normalisation idéologique et au départ contraint d’environ cent journalistes qui refusaient la mise au pas. S’en était suivie la même prise en main d’Europe 1, se traduisant là aussi par le licenciement et le départ de 80 journalistes, où désormais des idéologues d’extrême droite sont à l’antenne quotidiennement. Ajoutons à ce panorama les exemples de Paris Match et du Journal du dimanche, où les sociétés des journalistes ont manifesté leurs craintes de ne plus pouvoir exercer correctement leur métier et à l’égard des synergies avec CNews. Ce Vincent Bolloré, au sujet duquel Éric Zemmour déclarait récemment: « Je sais que, pour en avoir discuté avec lui, Vincent Bolloré est très conscient du danger de civilisation qui nous guette, de remplacement de civilisation… Il a un sentiment de mission, absolument. C’est très noble chez lui. »

Cette « mission » est clairement l’installation d’un pôle dominant de diffusion de l’idéologie d’extrême droite en France et la construction de son hégémonie culturelle. Mais elle comporte également des conséquences économiques dramatiques pour la chaîne du livre. Avec l’opération d’acquisition en cours, la nouvelle entité deviendra le principal distributeur et diffuseur de livres. On peut craindre que, confrontées à cette position dominante, les librairies subissent une réduction drastique de leurs marges, qu’elles se voient également limiter leur liberté et imposer la mise en vente d’ouvrages qu’elles n’auraient pas souhaité voir sur leurs présentoirs.

Face ces risques de régression culturelle, des auteur·trices publié·es par des maisons d’édition appartenant à ces deux groupes en cours de fusion ont réclamé le droit à la clause de conscience. Un droit déjà reconnu pour les journalistes. Un droit légitime eu égard à l’involution potentielle de leurs maisons d’édition. Les éditions Syllepse reconnaissent déjà ce droit à leurs auteur·trices et exigent son extension à tous les auteur·trices.

On peut également s’inquiéter de l’avenir des salarié·es des deux groupes, notamment ceux et celles qui travaillent dans les plates-formes logistiques. En effet, des opérations capitalistiques de cette ampleur ont souvent conduit à des licenciements mais également à une maltraitance sociale des salarié·es, Vincent Bolloré étant connu pour être un adepte des « mutualisations » et « synergies » tueuses d’emplois.

Dans ce paysage à terme dévasté, dans cette bataille contre la pieuvre financière combinée à une idéologie antidémocratique, le groupe Gallimard, aux côtés de diverses maisons d’édition indépendantes, apparaît comme le vaisseau amiral de la résistance à la bollorisation, de la résistance démocratique. La défense de l’édition indépendante constitue désormais un enjeu démocratique. Les éditions Syllepse s’associeront à toute initiative qui ira dans le sens de la défense d’une édition pluraliste et indépendante.

Le 19 février 2022, les éditions Syllepse

La botte russe, une menace pour l’édition ukrainienne

Déclaration des éditions Medusa (Kyiv) et Syllepse (Paris)

L’agression militaire de la Fédération de Russie, le 24 février dernier, contre l’Ukraine constitue une violation délibérée du droit à la nation ukrainienne à exister et à déterminer librement son avenir. Les massacres, les viols, les tortures constituent des moyens de guerre de l’armée russe auxquels le peuple ukrainien oppose une résistance héroïque. Si elle aboutissait, cette invasion, signifierait également pour les Ukrainien·nes une mise au pas idéologique et culturelle, la disparition de tout espace de réflexion, l’écrasement des libertés démocratiques élémentaires, d’expression et d’association.

Les éditions Medusa, maison d’édition indépendante de Kyiv, ont développé depuis plusieurs années un catalogue constitué de pensée libre, critique, émancipatrice. Un tel catalogue est insupportable aux maîtres du Kremlin. Les éditions Medusa, comme l’ensemble des autres éditeurs ukrainiens, sont actuellement en grave danger.

Les éditions Syllepse se sont engagées dans le soutien au peuple ukrainien en publiant plusieurs ouvrages. Cet engagement va se poursuivre et s’approfondir avec le soutien à l’édition ukrainienne. Dans ce cadre, les éditions Medusa (Kyiv) et Syllepse (Paris) ont décidé de nouer un partenariat de solidarité et d’assistance. Désormais, les ouvrages des éditions Medusa en langue ukrainienne seront disponibles et mis en vente par les éditions Syllepse, notamment sur son site http://www.syllepse.net. Ainsi, nous voulons permettre à tous et toutes d’apporter un soutien aux éditions Medusa en acquérant un ou plusieurs de leurs livres dont le prix unitaire est de 5 euros (format pdf). Le produit de la vente de ces livres sera intégralement versé aux éditions Medusa.

Le 20 avril 2022, les éditions Syllepse et Medusa

Les brigades éditoriales de solidarité

Pour les éditions Syllepse, la coopération avec Medusa complètent d’autres initiatives visant à soutenir la résistance des peuples d’Ukraine, dont la participation à la coalition Ukraine solidarity. Dans le domaine de l’édition, cela se traduit par la publication de plusieurs numéros de recueils de textes proposés par « les brigades éditoriales de solidarité ». Les éditions Syllepse se sont associées pour cette série sur l’agression de la Russie poutinienne contre l’Ukraine aux éditions Page 2 (Lausanne) et M Éditeur (Montréal), aux revues New Politics (New York), Les Utopiques (Paris) et ContreTemps (Paris), aux sites À l’encontre (Lausanne) et Europe solidaire sans frontières, au blog Entre les lignes entre les mots (Paris) , ainsi qu’au Centre tricontinental (Belgique) et au Réseau syndical international de solidarité et de luttes. A ce jour, 6 livraisons sont disponibles gratuitement sur les sites des collectifs mentionnés, dont www.syllepse.net Ces documents prolongent le livre paru dans la collection Coup pour coup, Liberté et démocratie pour les peuples d’Ukraine (Syllepse, 2022, 5 €). Il s’agit de proposer des clés de ­compréhension du conflit et, surtout, donner la parole à ceux et à celles qui, en Ukraine, en Russie ou ailleurs, s’opposent à l’invasion de l’Ukraine par l’armée de Poutine : les féministes, les syndicalistes, les cyber-partisan·es, les citoyen·nes, les volontaires…

Christian Mahieux, président de l’association Syllepse

La Confédération du travail de Russie (KTR) soutient le Congrès bélarus des syndicats démocratiques (BKDP)

avril 30, 2022 by

Le Comité exécutif de la Confédération du travail de Russie (KTR) déclare son soutien total et inconditionnel à notre organisation sœur – le Congrès bélarus des syndicats démocratiques (BKDP)

Le 19 avril 2022, les organes chargés de l’application de la loi de la République du Bélarus ont arrêté les dirigeants du Congrès bélarus des syndicats démocratiques et de ses branches : Aliaksandr Yaroshuk, Siarhei Antusevich, Iryna But-Gusaim, Aliaksandr Evdokimchyk, Vital Chichmarem, Yana Malash, Mikhail Hromau, Vasil Beresneu, Gennady Fedynich, Dzmitry Barodka, Vatslav Oreshko, Mikola Sharakh et Aliaksandr Bukhvostau. Auparavant, Volha Britykova, Zinaida Mikhniuk, Yury Shcherbakou ont été détenus. Toutes ces personnes sont toujours maintenues dans des centres de détention provisoire. Un certain nombre d’autres militants détenus ont été libérés en contrepartie de leur engagement de ne rien divulguer. Le contact avec certains membres des syndicats a été perdu et leur sort est inconnu. La plupart des détenus font actuellement l’objet de poursuites pénales assorties de longues peines de prison, selon les informations reçues par le KTR.

Le travail du BKDP, en tant que centrale syndicale nationale, est complètement paralysé.

Le comité exécutif de la Confédération du travail de Russie constate que cette façon de faire, un cas sans précédent de persécution massive et violent de citoyens en rapport avec l’exercice de leur droit à l’activité syndicale indépendante, a été permis dans la République du Bélarus.

Les syndicats russes et bélarus ont des décennies de coopération étroite et fructueuse dans le domaine de la protection des droits sociaux et du travail et des intérêts des travailleurs des deux pays. La formation, le développement et les activités du Congrès bélarus des syndicats démocratiques et de ses affiliés sectoriels ont évolué sous nos yeux. Nous sommes convaincus que ces activités, dans chacune de ses manifestations, ont un caractère pacifique, légal et positif, et qu’elle est menée dans l’intérêt des citoyens travailleurs de la République du Bélarus. Pendant de nombreuses années, le BDKP a mené à bien sa mission de développement d’institutions démocratiques, de relations humaines et équitables dans la sphère nationale du travail et dans l’ensemble de la société bélarus, dans des conditions difficiles pour lui-même, à savoir une pression constante sur l’activité syndicale, et la lutte pour la reconnaissance de son droit à représenter et à défendre les intérêts des travailleurs ordinaires. C’est pourquoi la centrale syndicale indépendante du Belarus jouit d’une grande autorité dans le mouvement syndical mondial.

La Confédération du travail de Russie considère que l’usage d’une répression dure et ouverte contre les dirigeants du mouvement syndical de la République du Bélarus est inacceptable. Nous appelons les autorités bélarus à prendre des mesures urgentes pour libérer les dirigeants et les militants détenus des organisations syndicales, et à garantir les conditions nécessaires à la poursuite intégrale des activités légitimes du Congrès bélarus des syndicats démocratiques.

La Confédération du travail de Russie déclare son soutien et sa participation à la vaste campagne publique internationale pour la défense du Congrès des syndicats démocratiques du Bélarus, de ses dirigeants et de ses militants.

Comité exécutif de la Confédération du travail de Russie

(Traduction Patrick Le Tréhondat pour http://www.laboursolidarity.org)

Le RSISL organise un convoi en soutien aux travailleurs et travailleuses d’Ukraine

avril 27, 2022 by

Entre avril et mai, un convoi du Réseau syndical international de Solidarité et de Luttes se rendra en Ukraine et contribuera au renforcement de la résistance de classe dans ce pays contre l’invasion russe. L’initiative vise à faire progresser notre soutien internationaliste, de manière plus proche et plus concrète, avec les délégations syndicales des organisations membres du Réseau.

Les dates exactes restent à définir, mais nous profiterons de la présence de plus de 200 syndicalistes lors de la 4e réunion du Réseau à Dijon (France) pour organiser cette action de solidarité concrète. Le convoi partira vers le 26 avril et sera de retour après le 1er mai.

Cette décision d’envoyer une délégation internationale s’appuie sur de nombreuses discussions avec des syndicalistes indépendants d’Ukraine, de Russie et de Biélorussie. Elle est rendue possible grâce à l’implication de plusieurs organisations qui font partie du Réseau, dans la défense du peuple ukrainien contre l’invasion russe depuis le début des attaques le 24 février.

Une solidarité active est nécessaire
Nous organiserons ce convoi d’aide aux travailleurs avec la conviction que nous devons reprendre la lutte de classe internationaliste, en soutenant les travailleurs qui font face à l’offensive militaire de Poutine et à ses conséquences. Lors des discussions avec des syndicalistes d’ Ukraine et des pays voisins, nous avons particulièrement évoqué les difficultés logistiques en cette période difficile de confrontation avec l’armée russe et nous avons souhaité connaître les besoins les plus urgents de ceux qui vivent sur place.

Selon les déclarations de ceux qui sont en Ukraine, les articles d’urgence sont destinés aux adultes, mais les personnes des autres tranches d’âge ont besoin de beaucoup de choses, comme des aliments pour bébés et des jouets. De nombreuses femmes restent dans le pays parce qu’elles ont décidé de prendre part à la lutte, de ne pas abandonner leurs compagnons et/ou de s’occuper des personnes âgées ou des enfants. Elles survivent difficilement, dans des conditions de pénurie de nourriture, de médicaments, d’eau, de courant et de gaz. C’est dans ce contexte alarmant que nous devons aller au-delà et affirmer notre solidarité avec la classe ouvrière, des gens comme nous, qui avec peu de ressources cherchent à maintenir une résistance déterminée contre les envahisseurs.

Comment soutenir financièrement
Solidaires (France), CSP-Conlutas (Brésil) et Inicjatywa Pracownicza (Pologne), ADL Cobas (Italie) et G1PS (Lituanie) financeront la logistique des collectes, qui seront achetées en fonction des besoins de la classe ouvrière ukrainienne. A l’intérieur du pays, le convoi rencontrera directement des contacts syndicaux et des actions seront organisées de manière appropriée.

Si vous ou votre organisation désirez y contribuer, transférez directement l’argent à Convoi syndical, avec les détails suivants :

Convoi syndical : FR12 2004 1000 0127 9649 6A02 006 – PSSTFRPPPAR – La Banque postale Centre financier Paris.

▪ Soutien à la résistance du peuple ukrainien !
▪ Arrêt de l’occupation militaire russe en Ukraine ; pour la paix !
▪ Solidarité internationale avec tous ceux qui, en Russie, refusent la guerre et le régime dictatorial,
▪ Solidarité avec les mouvements pro-démocratiques en Russie, en Biélorussie et en Ukraine,
▪ Pour un accueil non discriminatoire de tous les réfugiés d’Ukraine, au delà (Afrique, Asie,…) qui souffrent aussi des conflits créés par les pays impérialistes,
▪ Pour une Ukraine libre et souveraine, où les droits des travailleurs sont respectés,
▪ Abolition des dettes, FMI, bas les pattes ! Les travailleurs ne doivent pas payer pour cette guerre impérialiste,
▪ Contre la menace nucléaire. Pour le désarmement nucléaire dans le monde.

Pour ce premier convoi, seront présentes et présents des camarades de :
OZZ Inicjatywa Pracownicza | CSP-Conlutas |
Union Syndicale Solidaires | ADL Cobas | G1PS | Workers Aid (Int) | Sotsyalnyi Rukh

Sur l’Ukraine

avril 23, 2022 by

Intervention du camarade Christian Mahieux (union syndicale Solidaires) à la rencontre de Dijon du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, à écouter et voir à 1h 42’26 de la vidéo ci-dessous: